Le Québec doit avancer avec humanité et sérénité
En santé mentale, le Québec est prisonnier d’un cadre légal qui force trop souvent les familles et les équipes soignantes à attendre une détérioration majeure avant de pouvoir intervenir, disent les auteurs de cette lettre qui appuient le projet de loi 23.
À l’aube de la dernière ligne droite des consultations entourant le projet de loi 23, une chose devient claire : le Québec se trouve aujourd’hui devant une occasion importante de moderniser un cadre légal en santé mentale qui ne permet pas toujours d’intervenir de façon suffisamment humaine, préventive et adaptée.
Depuis plus de 30 ans, la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui, mieux connue sous le nom de P-38, encadre les interventions auprès des personnes vivant avec des troubles mentaux graves en situation de désorganisation. Or, pendant que les besoins évoluaient, que les connaissances cliniques progressaient et que plusieurs provinces canadiennes adaptaient leurs approches, le Québec est demeuré prisonnier d’un cadre légal qui force encore trop souvent les familles et les équipes soignantes à attendre une........
