Un projet transformateur paraît toujours ambitieux
David Bellerive souhaite que le débat sur le TGV ne fasse pas perdre de vue la raison d’être du projet.
Chaque grand projet d’infrastructure finit par être réduit à une série de chiffres. Le réseau de trains à grande vitesse Québec-Toronto Alto n’y échappe pas.
On parle du coût, des prévisions d’achalandage et des retombées économiques. On parle des risques, des échéanciers et d’alternatives. On entend toutes sortes de chiffres. Certains sont sérieux. D’autres sont incomplets. Plusieurs sont répétés parce qu’ils font un bon extrait à partager sur les réseaux sociaux ou dans une entrevue.
Ces débats sont nécessaires, surtout depuis que le projet occupe davantage d’espace dans l’actualité. Mais à force de débattre des chiffres, on oublie la question fondamentale : pourquoi voulons-nous construire ce projet en premier lieu ?
Mettons les choses au clair : les fonds publics doivent être utilisés avec rigueur. Les grands projets doivent être analysés sérieusement. Les gouvernements doivent rendre des comptes. Personne ne s’oppose à ces idées. Mais l’analyse en soi ne peut pas remplacer la prise de décision.
Arrêtons de prétendre autrement : le train à grande vitesse n’est ni un luxe ni un caprice. Dans le corridor Québec-Toronto, il représente une infrastructure attendue depuis trop longtemps et nécessaire pour nous........
