L’agriculture québécoise n’est pas un jeu de Monopoly
Le territoire agricole du Québec diminue à vue d’œil à cause notamment de la spéculation et il est grand temps de renverser la tendance, estiment les cosignataires.
Le prochain gouvernement du Québec aura de nombreux défis à relever. La situation économique est particulièrement difficile, alors que le coût de la vie et l’insécurité alimentaire affectent une bonne partie de la population. Ces crises quotidiennes cachent souvent d’autres phénomènes tout aussi inquiétants et concrets qui ébranlent notre résilience collective. Ainsi, à l’abri des regards, notre autonomie alimentaire décline à mesure que notre territoire agricole est malmené.
Ce constat peut paraître alarmiste, mais il se fonde sur des tendances lourdes depuis plusieurs années.
D’une part, le prix des terres agricoles explose, rendant l’accès à l’agriculture de plus en plus difficile pour la relève. Et d’autre part, notre territoire agricole est rare et diminue quotidiennement, mettant en péril notre capacité à nous alimenter localement.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Surtout, comment pouvons-nous collectivement, avec le soutien de notre futur gouvernement, redresser cette situation ?
La disparition des terres : notre nouveau sport national ?
Soyons clairs : une terre agricole détruite est perdue à jamais. La matière organique qui rend nos sols fertiles prend des milliers d’années à se créer. Il faut donc y penser deux fois avant de les enfouir sous le béton pour faire........
