L’eau manque déjà : le Québec doit ouvrir les yeux
Dans certaines zones en Montérégie, l’approvisionnement en eau devient incertain en pleine saison de croissance. La situation préfigure ce que d’autres régions du Québec risquent de vivre demain, préviennent les signataires, qui réclament la tenue d’un BAPE consacré spécifiquement aux pénuries d’eau.
Au Québec, nous avons longtemps cru que l’eau était une ressource infinie.
Exit l’époque des lunettes roses : il faut aujourd’hui faire face à la réalité. En Montérégie, sur le territoire du bassin versant de la rivière Châteauguay, la pression sur l’eau souterraine atteint des niveaux préoccupants. Ce que plusieurs percevaient encore récemment comme un enjeu local devient, de façon de plus en plus évidente, un enjeu national.
Depuis plus d’une décennie, les signaux d’alarme se multiplient. Dès 2015, le plan directeur de l’eau identifiait déjà la disponibilité de l’eau souterraine comme un problème majeur. En 2024, cette inquiétude s’est transformée en diagnostic clair : nous faisons face à une surconsommation de la ressource.
Entre-temps, les phénomènes se sont intensifiés. Le drainage agricole accélère l’écoulement de l’eau. L’imperméabilisation des sols urbains empêche son infiltration. Résultat : les nappes phréatiques se rechargent moins vite, tandis que les rivières subissent des crues plus violentes et que les périodes d’étiage s’allongent. À cela s’ajoutent des sécheresses plus fréquentes et plus sévères, amplifiées par les changements climatiques.
Ce cocktail n’est pas........
