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La vision qui propulsa le Québec au-delà de ses frontières

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23.03.2025

L’ex-ministre Christine St-Pierre rappelle tout ce qu’on doit à Paul Gérin-Lajoie, le tout premier ministre de l’Éducation et initiateur de la présence du Québec à l’international.

Réfléchir sur l’action du Québec dans le monde ne peut se faire sans s’approprier et porter la vision de Paul Gérin-Lajoie.

J’ai eu le grand privilège d’occuper les fonctions de ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec de 2014 à 2018. J’avais toujours voué une grande affection à Paul Gérin-Lajoie et mes rencontres avec lui étaient empreintes d’affection et d’admiration. Affection parce que c’est grâce à lui que des milliers de Québécois et Québécoises de ma génération ont eu accès à l’éducation, admiration parce que se mettre dans les chaussures de ce monument me donnait le vertige.

En cette année du 60e anniversaire de sa doctrine qui a propulsé le Québec sur le terrain de la diplomatie internationale, lui rendre hommage est à la fois un devoir, mais aussi un défi puisqu’il y a tant à dire.

Dès le début de mon mandat et jusqu’à la fin, sa pensée m’a toujours habitée et guidée.

Dans tous les domaines qui sont complètement ou partiellement de sa compétence, le Québec entend désormais jouer un rôle direct, conforme à sa personnalité et à la mesure de ses droits.

Extrait de l’allocution de Paul Gérin-Lajoie aux membres du Corps consulaire de Montréal, le 12 avril 1965

Ce lundi 12 avril 1965, dans le prestigieux hôtel Windsor de Montréal, devant un parterre composé essentiellement de membres du corps consulaire, Paul Gérin-Lajoie, alors ministre de l’Éducation dans le gouvernement de Jean Lesage, crée une onde de choc en lançant sa vision de la Révolution tranquille qui, à ses yeux,........

© La Presse