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Le faux débat sur les psychologues et l’IA

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05.08.2026

L’idée que notre santé mentale puisse dépendre de serveurs regroupés dans des centres de données deux fois plus grands que l’île de Manhattan a de quoi laisser perplexe. Faire part de ses enjeux les plus intimes à une machine est la définition même d’une dystopie qui se déploie sous nos yeux, diront certains.

C’est pourquoi, à peu près tous les jours, on peut lire dans les médias des réflexions inquiètes sur la possibilité que les psychologues soient remplacés par l’intelligence artificielle (IA). Mais avec une telle question, on pose mal le débat. L’IA devrait être vue comme complémentaire dans une trousse d’interventions dont la psychothérapie fait partie, au même titre que l’activité physique, l’alimentation et la médication.

Discernement nécessaire

Il ne faut pas taire les signaux d’alarme qui s’ajoutent ces dernières années. Des poursuites intentées aux États-Unis allèguent que des agents conversationnels ont contribué à des suicides d’adolescents. En janvier dernier, Google et Character.AI ont conclu cinq règlements à l’amiable⁠1. Ici, deux chercheurs de l’Université de Montréal s’intéressent⁠2 à des épisodes psychotiques associés à des conversations prolongées avec de........

© La Presse