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Le propriétaire raisonnable est-il le dindon de la farce ?

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05.10.2026

Propriétaire d’un triplex, Carl Chapdelaine observe que la dynamique du marché de l’habitation défavorise ceux qui, comme lui, offrent des loyers abordables.

Je suis propriétaire occupant d’un triplex avec garçonnière à Montréal depuis plus de 40 ans. J’habite le rez-de-chaussée et loue deux 4 ½ ainsi qu’un petit logement en demi-sous-sol.

Pendant toutes ces années, j’ai généralement augmenté mes loyers de moins de 2 % par année, à peu près au rythme alors suggéré par la Régie du logement, devenue le Tribunal administratif du logement. Je n’ai pas entrepris de grandes rénovations pour les repositionner sur le marché.

Depuis le 1er juillet, mes deux 4 ½ sont loués 850 $ par mois chacun. Le petit logement en demi-sous-sol est loué 545 $. Ces montants paraissent presque invraisemblables dans le Montréal d’aujourd’hui.

En septembre 2026, la plateforme immobilière Zumper établissait à environ 2150 $ le prix médian demandé à Montréal pour un logement de deux chambres, l’équivalent approximatif d’un 4 ½.

Ce chiffre n’est pas le loyer moyen payé par tous les locataires montréalais, mais le prix médian des logements présentement offerts. Cette distinction disparaît trop souvent des manchettes. À force de lire qu’un 4 ½ « coûte » plus de 2000 $, le public finit par croire que la........

© La Presse