Dans sa chronique ENTRE LES LIGNES, notre journaliste Sophie Souchard s’interroge cette quinzaine sur les liens entre oralité et écriture. En dépassant l’opposition stérile entre oral et écrit, elle propose une réflexion à plusieurs voix autour du langage. Encourageant à prendre, chacun, part au dialogue.
Et si écrire, c’était donner matière à la voix ?
– « Il y a ce grand espace. Cette plaine infinie, aussi vaste que profonde. Pour moi c’est là, le langage, commence la chroniqueuse, face à sa page immaculée. C’est un territoire plein comme un œuf, sans bord. Un lieu sans dimension, sans direction. Entier. La parole orale serait le vent qui balaie cette steppe sans fin, ce serait une nappe de brouillard, la part volatile du langage. Un souffle qui s’épand en larges volutes de mots murmurés. Une substance légère et souple, mobile, tant sujette à l’horizontalité d’un chuchotis qui vous enrobe qu’à la violente verticalité d’une tornade hurlante.
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