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En relisant les Vies minuscules à l’occasion du cours qu’il leur consacre à l’Institut catholique de Paris, Jean de Saint-Cheron s’émerveille de ce livre dont le sens lui semble non seulement inépuisable, comme celui de tous les chefs-d’œuvre, mais à chaque fois plus élevé.

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L’inusable modernité de Pierre Michon

Il y a quelques semaines, j’ai offert Vies minuscules à quelqu’un pour son anniversaire. C’est un cadeau somptueux que je fais souvent. L’avantage des chefs-d’œuvre de la littérature est d’être financièrement plus accessibles que ceux de Vélasquez. Au cours de la période qui suit l’auguste présent, la réaction du néophyte, s’il n’a encore jamais lu Michon, est variable. On entend parfois : « J’ignorais que des écrivains vivants fussent capables de tant de beauté. C’est sublime. » D’autres fois : « Je me........

© La Croix