Guerre en Iran : pourquoi le régime tient ?
Après quasiment un mois de guerre, la plupart des dirigeants du pays ont été tués par l’armée israélienne et états-unienne. Le régime, qui avait réprimé dans le sang des mouvements de protestation en décembre et janvier, peut-il tenir ?
La République islamique iranienne peut-elle tenir ? Hossein Salami, commandant en chef du corps des gardiens de la révolution ; Ali Khamenei, le guide suprême ; Gholamreza Soleimani, le commandant des forces sécuritaires Bassidj ; Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale ; Esmaïl Khatib, le ministre du Renseignement ; tous ont été exécutés lors de bombardements israéliens et états-uniens. Depuis la première guerre en juin 2025 et celle qui a débuté le 28 février, plus de la moitié des hauts responsables de la République islamique ont été tués.
De quoi faire vaciller le régime ? Pour Vali Nasr, professeur d’études sur le Moyen-Orient à l’université Johns Hopkins : « La haine envers la République islamique est immense. Mais aujourd’hui, on observe également une haine considérable envers les États-Unis et Israël, ainsi qu’une grande inquiétude quant à l’avenir du pays lui-même. »
Une stratégie double pour Tel-Aviv
À Téhéran, outre le guide suprême, les généraux et les dirigeants politiques, des scientifiques travaillant sur le programme nucléaire et des responsables de l’industrie de l’armement ont été tués. Mais le régime iranien avait anticipé un tel scénario. Tous les fonctionnaires qui ont été tués ont un successeur désigné, et souvent même un successeur du successeur. « L’ensemble des institutions ont prévu le remplacement des cadres en cas de décès. Les numéros 1 sont remplacés par les numéros 2. L’État continue de fonctionner. Mais dans un contexte aussi difficile, les gens qui prennent leur place restent moins expérimentés et avec moins d’autorité. Finalement, il s’agit des plus radicaux qui...
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