Pourquoi les centres de santé s’écroulent financièrement
À Paris comme ailleurs, les maisons de soins pluriactivités associatives sont menacées de fermeture. Un phénomène récurrent pour ce type d’établissements à but non lucratif qui peine à trouver un modèle de financement viable en raison d’un mode de tarification à l’acte inadéquat et de la hausse des dépenses en santé.
Qui veut la peau des centres de santé à but non lucratif ? À Paris, premier désert médical de France par rapport à sa densité de population, plusieurs de ces structures sanitaires de proximité, qui réalisent principalement des soins pris en charge par l’assurance-maladie et pratiquent le tiers payant, sont menacées de cessation d’activité.
Depuis le début de l’année 2025, les salariés du centre médical Stalingrad (CMS), dans le XIXe arrondissement, craignent la fermeture totale ou partielle de leurs principaux services (radiologie, ophtalmologie, dermatologie, endocrinologie…). Un plan social est en cours, suite à un déficit de 1,7 million d’euros en 2023. Géré par la caisse régionale d’assurance-maladie d’Île-de-France (Cramif) et la Caisse nationale de l’assurance-maladie (Cnam), cet établissement de secteur 1 (c’est-à-dire sans dépassement d’honoraires), qui accueille près de 30 000 patients réguliers à l’année pour 100 000 passages, devrait procéder à la suppression de 25 salariés........© L'Humanité
