« Nous prenons le même chemin que pour le photovoltaïque » : General Electric coupe les ailes à l’éolien offshore tricolore
Les organisations syndicales des sites GE de Montoir-de-Bretagne et Nantes, sur lesquels 360 emplois sont menacés, ont repris les négociations cette semaine avant de rendre un avis au CSE du 16 janvier. Salariés et élus locaux s’inquiètent pour l’avenir de la filière en France, qui serait compromis en cas de fermeture de l’usine.
Chez General Electric (GE) en Loire-Atlantique, cette semaine sonne la fin d’une douloureuse trêve de Noël et une sinistre rentrée pour l’éolien offshore français. L’annonce du géant américain, en septembre, d’un « plan de restructuration massif », prévoyant de sabrer 140 des 420 postes à l’usine de Montoir-de-Bretagne (près de Saint-Nazaire) et 220 sur les quelque 398 cadres et ingénieurs du bureau de Nantes, a eu l’effet d’une bombe.
Depuis trois mois, salariés, soutiens et élus locaux sont mobilisés pour sauver les deux sites tricolores, en marge de négociations musclées qui ont été menées entre les organisations syndicales (CGT et CFE-CGC) et la direction, avant d’être prématurément suspendues, le 19 décembre, au vu de l’ampleur des mobilisations menées.
Entre-temps, le directeur de GE Vernova, la branche énergies du groupe, avait déclaré, en novembre, vouloir geler toutes ses recherches de commandes, attisant la colère des salariés épargnés par le plan social, sans........
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