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« On veut pouvoir choisir notre avenir » : mobilisés, les lycéens rédacteurs en chef d’un jour à « l’Humanité »

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16.10.2026

Mobilisés depuis des semaines pour l’amélioration de leurs conditions d’études, cinq lycéens ont passé la journée à la rédaction de « l’Humanité ». Ils dénoncent la surdité du gouvernement, les violences policières et espèrent que le 17 octobre soit un moment de convergence de l’ensemble des luttes sociales.

Intimidés, peut-être, un peu, au début, mais pas impressionnés. À dix heures tapantes, la conférence de rédaction démarre. Très vite, ils vont prendre la parole, réagir, déborder du cadre. Aïcha, Iris, Melina et Tanzil ont 17 ans, sont en terminale au lycée Suger de Saint-Denis, Le Corbusier d’Aubervilliers ou Maximilien-Vox de Paris. Kenny a 15 ans, c’est le plus jeune de la bande. Il est en seconde au lycée du Parc-des-Loges à Évry.

Mobilisés dès le départ, ils savent très bien pourquoi ils bloquent, contestent, manifestent, chantent. La répression XXL des forces de l’ordre ? Les insultes ? Les GAV (gardes à vue) ? Les pressions et le chantage au bac de la part de certains directeurs d’établissement ? Rien de tout ça ne les effraie. Au contraire, ça renforce leur détermination. Ils ont conscience d’être entrés dans l’histoire par la grande porte, celle qui ouvre tous les possibles pour un avenir meilleur, que leur mobilisation fait le tour du monde.

Iris : « Parcoursup, c’est du tri social »

« Parcoursup ne prend pas en compte ce qu’on est. Ceux qui n’ont pas de réponse se tournent vers les écoles privées, mais c’est 10 000 euros par an, tout le monde ne peut pas se le permettre. C’est du tri social. Mon lycée est à deux rues de Stanislas. Ils ont des équipements sportifs, une piscine, alors qu’il nous manque des manuels scolaires, des tables, des chaises, et à quelques kilomètres, en banlieue, leurs locaux tombent en ruines. On nous parle de méritocratie mais où est l’égalité dans ce système scolaire ? C’est pour ça qu’on se bat »

Ils pointent du doigt pêle-mêle des réformes du bac successives qui les pénalisent, les enfoncent. Un bac anticipé en mathématiques dès la 1re « alors que tu........

© L'Humanité