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Comment l’Arcom est devenue incapable de réagir au racisme, aux fake news et tout autre dérapage

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31.03.2026

Censée réguler l’audiovisuel, l’autorité se révèle incapable de réagir face au racisme décomplexé, aux fake news et à toutes sortes de dérapages inquiétants pour la démocratie. Ses sanctions sont rares et arrivent trop tard. Pourtant, ses missions restent essentielles face à la désinformation et pour le vivre-ensemble.

L’Arcom croule sous les saisines. Mais joue-t-elle son rôle ? Face à la haine, aux dérapages, aux fausses informations et au manque de pluralisme, l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, héritière des défunts CSA et Hadopi depuis 2022, a le plus grand mal à jouer son rôle essentiel de « gendarme » de l’audiovisuel. Bien qu’elle soit censée prendre des mesures concrètes à l’égard des médias qui ne respectent pas les règles, elle manque le plus souvent à son devoir, tant les sanctions sont faibles ou inexistantes.

Ce mercredi 25 mars 2026, la députée Génération.s Sophie Taillé-Polian a demandé au bureau de la commission des Affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale la création d’une mission d’évaluation sur l’Arcom. « Il faut mener une étude approfondie et objective sur les missions qui lui sont confiées et les résultats obtenus, y compris au regard des moyens qui lui sont donnés », déclare celle qui tient à préserver cette instance de régulation indépendante.

C’est peu dire que le travail ne manque pas pour les neuf membres qui composent le collège de l’Arcom. Sur CNews, les chroniqueurs ne cessent de proférer des énormités sur les conséquences de l’élection du nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko (LFI) : « Demain, si vous cherchez du travail, on dira : ”Vous n’avez pas assez de gens dans votre famille qui sont issus de cette immigration africaine...

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