« Nous n’attendons rien du gouvernement actuel pour revenir à la démocratie » : forte mobilisation devant le Conseil de l’Europe pour la libération du maire d’Istanbul
Plusieurs centaines de manifestants, parmi lesquels beaucoup de jeunes, sont venus réclamer jeudi le retour de la démocratie et des droits de l’homme en Turquie, au moment où le Congrès du Conseil de l’Europe condamnait les arrestations des élus, et l’interdiction des manifestations de protestation à Istanbul.
L’arrestation puis l’incarcération du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, va-t-elle être la goutte d’eau servant à rassembler tous les opposants au régime d’Erdogan, trois ans avant l’élection présidentielle ? Beaucoup, parmi les manifestants réunis dans la matinée du jeudi 27 mars devant le Conseil de l’Europe, à Strasbourg, veulent le croire, et affirment vouloir tout faire pour y parvenir.
« Nous sommes là pour faire entendre la voix de toutes les personnes qui sont derrière les barreaux, parce qu’ils sont démocrates, Kurdes, députés, maires, académiciens, juristes, journalistes, qui réclament juste la démocratie, la laïcité et le vivre-ensemble », explique Brice Burak Özkuzucu, l’organisateur du rassemblement à l’appel du CHP, le parti social-démocrate kémaliste de Turquie, principal opposant, avec le parti kurde DEM, au régime d’Erdogan.
L’incarcération du maire d’Istanbul fait suite à une série noire de destitutions de 13 maires de grandes villes turques remplacés par des fonctionnaires à la solde du régime d’Erdogan, le dernier en........
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