Les prix du carburant explosent, Lecornu joue la montre au détriment des travailleurs
Le gouvernement tarde à présenter de nouvelles mesures d’aide ciblée, alors que de nombreux salariés, laissés sur le bord de la route, sont pris à la gorge par la hausse des tarifs à la pompe. La gauche l’exhorte à mettre en place un blocage des prix.
Face à la fièvre sociale qui grimpe aussi vite que les prix à la pompe, le gouvernement donne le sentiment de naviguer à vue. L’exécutif devait pourtant annoncer une nouvelle salve de mesures d’aide aux professions les plus concernées par la flambée des carburants mais, ce lundi, il n’y avait toujours rien dans les tuyaux. Depuis le début de l’attaque américano-israélienne sur l’Iran, le gouvernement fait le pari d’un conflit court, qui ne l’obligera pas à mettre la main au porte-monnaie… ou à prendre des mesures drastiques.
Le spectre du choc pétrolier de 1973, qui avait plongé les économies occidentales dans une interminable crise économique, plane dans les esprits, d’autant que c’est l’exécutif lui-même qui en a réactivé le souvenir, par l’intermédiaire du ministre de l’Économie. « C’est un choc pétrolier, lâchait Roland Lescure à l’Assemblée nationale, le 24 mars. L’hypothèse d’une crise passagère (…) n’est malheureusement plus d’actualité. » Tollé général, puis rétropédalage dès le lendemain : « Je regrette d’avoir utilisé ce terme. Il s’appliquait dans mes mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française. »
Un choc énergétique potentiellement dévastateur
Au-delà de ce revirement qui accentue l’impression d’un flottement, Roland Lescure avait-il...
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