Susciter des vocations pour raconter des histoires : comment le Luchon Festival a retrouvé des couleurs après trois années plombantes
Après le traumatisme des conflits internes passés et les dettes, la 26e édition du festival de la création audiovisuelle fiction et documentaire a emporté haut la main l’adhésion du public de Bagnères-de-Luchon, ces 6, 7 et 8 février.
Quoi de plus difficile pour un festival, que remonter en selle après une interruption ? Pari réussi pour la nouvelle – et réduite — équipe du Luchon Festival, qui a fébrilement balayé les trois dernières années plombantes, pour bâtir une programmation riche et hétéroclite.
Réduit à trois journées d’exploitation, le festival a compté une vingtaine de projections de fiction ou documentaire. Il a fait salles combles, que ce soit dans les salles du cinéma Rex ou du théâtre. Nouveau nom, nouvelles actions : le Luchon Festival, a misé sur la jeunesse en accueillant jeudi 6 février, 560 élèves des écoles de la communauté de communes Pyrénées Haut-Garonnaises.
Suscitant des vocations pour raconter des histoires ou pourquoi pas grossir les rangs de la petite centaine de bénévoles du festival, ces petites mains multitâches, qui programment, communiquent, accueillent le public, les équipes des films et chouchoutent les jurys.
Maurice Barthélémy, président du jury de la fiction, n’a pas hésité lors de la soirée d’ouverture, à rappeler sur scène l’importance des subventions pour les évènements culturels, incitant les élus des collectivités présents à faire mieux financièrement et s’indignant d’un évident « Je ne comprends pas l’absence de soutien du département pour ce festival ».
Samedi soir, après trois jours de projections, Audrey........
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