Marion Vernoux, réalisatrice de « Frotter, frotter, faut que ça brille » : « Il ne faut pas croire que c’est facile d’être acteur »
En marge du Luchon Festival, où la série Frotter frotter, inspirée de la lutte des femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, était en compétition, nous avons rencontré Marion Vernoux, la réalisatrice.
Vous n’êtes pas à l’origine de Frotter frotter. À quelle étape êtes-vous arrivée ?
Marion Vernoux
réalisatrice
Fabienne Servan-Schreiber, merveilleuse productrice dont on connaît les engagements, a eu l’idée de la série après avoir suivi la lutte des femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles. Puis France 2 a lancé une convention d’écriture, une validation de son engagement. J’ai rejoint les scénaristes pendant l’écriture des arches, c’est-à-dire le détail de chaque épisode. J’ai pu apporter ma patte en travaillant certains personnages, leur langage, et j’ai participé à l’écriture des dialogues pour que cela sonne juste.
La distribution inclut des actrices non professionnelles. Quel a été le processus du casting ?
À partir du moment où nous avons décidé de tourner à Lille, il fallait un casting local. Mais il n’y avait pas suffisamment d’acteurs racisés dans les fichiers de comédiens professionnels. Notre solution a été de passer des petites annonces dans un centre culturel et social.
Ce n’est pas du........
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