Violences faites aux femmes : « la priorité serait qu’on condamne un peu plus les agresseurs », dénonce Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol
Les chiffres communiqués par le ministère de la justice montrent une hausse du nombre d’outils de protection distribués aux femmes victimes de leurs compagnons, ainsi que des poursuites. Reste que seule la partie émergée de l’iceberg est traitée selon Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol.
Ce sont des chiffres en hausse sur lequel le ministère de la justice s’est empressé de communiquer, deux jours avant la journée internationale des droits des femmes. Le nombre de téléphones grave danger en activité au 1er février est passé de 2 448 en 2022 à 4 911 cette année.
Outre cet outil, distribué sur décision des procureurs, qui permet aux femmes d’être mise en relation avec des forces de polices en appuyant sur une simple touche, les bracelets antirapprochement sont eux aussi plus nombreux : 1 770 sont actifs en 2025, contre 983 un an plus tôt.
La justice est également plus vigilante. Les condamnations pour violences conjugales ont augmenté de 136 % entre 2017 et 2023, passant de 22 202 à 52 302. Mais s’ils traduisent une évolution qui va dans le bon sens, ces chiffres restent en deçà des enjeux, estime Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol.
Que vous inspire cette hausse du nombre d’outils de protection distribués aux femmes victimes de violences ?
Ce sont des dispositifs qui montent en charge et c’est une bonne chose. Les bracelets antirapprochement ne sont pas très efficaces, mais les téléphones grave danger permettent de sauver........
© L'Humanité
