Sur le pont de l’« Ocean Viking » de SOS Méditerranée, l’obstination des sauveteurs en mer
Après plusieurs mois à quai, pour réparer les dégâts causés, en août, par les tirs de gardes-côtes libyens, le navire de SOS Méditerranée a repris ses opérations. L’objectif demeure le même, venir en aide aux exilés en détresse sur leurs embarcations de fortune.
Syracuse (Italie), envoyé spécial.
À quai, dans le port de Syracuse, le métal de la coque peinte en rouge semble encore engourdi par les mois d’immobilisation qui ont suivi la violente attaque armée, subie le 24 août 2025, de la part d’un patrouilleur des gardes-côtes libyens. L’équipage de l’Ocean Viking, bateau de sauvetage de SOS Méditerranée, respire par à-coups.
Il reprend confiance. Sur le pont, les bottes claquent, les mousquetons tintent, et une odeur de gasoil flotte entre les énormes sacs blancs chargés de gilets orange. Le vent souffle fort sur la Méditerranée, en ce mois de février, mais chacun sait que la mer n’est plus le seul danger. Depuis les tirs fournis, essuyés l’été dernier, les regards se posent différemment sur l’horizon.
La priorité reste la sécurité de l’équipage
Filippo vient de défaire la sangle de son casque, avant de venir s’asseoir dans la « day room », l’espace commun dédié aux réunions matinales. Il est italien, sicilien même, et la Méditerranée fait partie de son enfance. « Quand...
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