L'une des plus belles surprises du cinéma québécois en 2026
Depuis le début de l’année, les réussites du cinéma d’auteur québécois se comptent sur les doigts d’une main. Aux côtés de la comédie coquine rafraîchissante Folichonneries et du magnifique et impressionniste Nina Roza, la comédie dramatique méditative Kairos de Jennifer Alleyn s’impose heureusement comme l’une des plus belles surprises récentes. La cinéaste poursuit ici une réflexion sur la douleur et la reconstruction personnelle amorcée avec la mise en abîme Impetus (2018), mais en empruntant cette fois-ci une voie bien plus narrative et surtout, beaucoup plus accessible. Elle réussit brillamment à insuffler une touche d’humour bien dosée pour traduire le mal-être de son protagoniste, et ce, sans réduire la charge émotive marquée par la mélancolie et la solitude qui traversent le film.
Tout d’abord, la prémisse a de quoi séduire n’importe quel cinéphile, eux qui raffolent généralement des histoires racontant ce qu’ils aiment le plus : le cinéma. Surtout quand celles-ci comportent autant de touches d’autodérision savoureuses! Dans Kaïros, on suit Manu (Emmanuel Schwartz), un acteur qui revient d'un long tournage en Europe de l'Est et peine à décrocher des rôles à la........
