La politique du logement s’enfonce dans la crise
Dans son dernier rapport annuel, la Fondation pour le logement estime que 2025 fut une « année noire ». Et elle s’inquiète pour 2026, malgré la volonté affichée par le Premier ministre de faire du logement une priorité.
La question est posée noir sur blanc, en page 24 du 31e rapport annuel de la Fondation pour le logement (ex-Fondation Abbé Pierre), publié ce 2 février : « Y a-t-il une politique du logement en France ? » Autrement dit, précisent aussitôt ses rédacteurs, « existe-t-il, chez les responsables politiques, la volonté de répondre aux besoins sociaux dont la Fondation pour le logement, avec d’autres, se fait l’écho année après année ? »
La question est posée noir sur blanc, en page 24 du 31e rapport annuel de la Fondation pour le logement (ex-Fondation Abbé Pierre), publié ce 2 février : « Y a-t-il une politique du logement en France ? » Autrement dit, précisent aussitôt ses rédacteurs, « existe-t-il, chez les responsables politiques, la volonté de répondre aux besoins sociaux dont la Fondation pour le logement, avec d’autres, se fait l’écho année après année ? »
La question, elle, est vite répondue pour la Fondation, qui fait de 2025 une nouvelle « année noire », achevée comme elle avait commencé « sans budget et sans lisibilité politique », ainsi que le résumait Christophe Robert, délégué général de la Fondation, lors de la conférence de presse.
On ne sait plus, il est vrai, où donner de la tête en matière d’indicateurs inquiétants, et l’on renverra, pour ne pas accabler le lecteur, vers les archives d’Alternatives Economiques qui en a tenu la chronique minutieuse : l’effort public pour le logement est en déclin depuis 2010 ; la construction est en berne ; le nombre d’expulsions n’a jamais été aussi élevé ; tout comme le nombre de demandeurs d’un logement social ; la rénovation énergétique est en carafe ; près d’un ménage sur trois a froid dans son logement…
Pénurie et accroissement des inégalités
Tout cela vient aggraver le blocage de la mobilité résidentielle engendrée par la remontée des taux. Les ménages ne pouvant plus acheter restent dans leur logement actuel, aussi peu adapté soit-il, et ce sont autant de places – dans le logement social en particulier – qui ne se libèrent plus pour les ménages dans le besoin, et ainsi de suite jusqu’aux personnes les plus en difficulté.
« Pour une fois que ça ruisselle... », railleront les plus narquois. Reste le double constat d’une « massification » du mal-logement et d’une « diversification » de ces formes « qui rend son........© Alternatives Économiques
