menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Les épiceries sociales, victimes de la lutte anti-gaspillage

15 0
12.02.2026

Les épiceries sociales proposent des produits accessibles sans stigmatiser les bénéficiaires. Mais en transformant l’aide alimentaire en filière pour les agro-industriels, les législations ont fragilisé leur modèle.

Mitoyenne d’une boulangerie et à seulement quelques mètres d’un supermarché discount, Ma p’tite échoppe ressemble à une supérette bio, avec ses étals de légumes et de produits secs ou en bocaux. Pourtant, ce commerce situé à Antony (Hauts-de-Seine), en banlieue parisienne, est une épicerie un peu spéciale.

« On accueille ici des familles précaires accompagnées par des travailleurs sociaux, explique Olivier Musy, directeur de Ma p’tite échoppe. Si le foyer dispose d’un reste à vivre quotidien par personne inférieur à 12 euros, le bénéficiaire paie 30 % du prix du marché du produit. Si ce reste à vivre est inférieur à 5 euros, c’est 10 %. »

Moins connues que Les restaurants du cœur ou la Banque alimentaire, les épiceries sociales ont été créées… 

Mitoyenne d’une boulangerie et à seulement quelques mètres d’un supermarché discount, Ma p’tite échoppe ressemble à une supérette bio, avec ses étals de légumes et de produits secs ou en bocaux. Pourtant, ce commerce situé à Antony (Hauts-de-Seine), en banlieue parisienne, est une épicerie un peu spéciale.

« On accueille ici des familles précaires accompagnées par des travailleurs sociaux, explique Olivier Musy, directeur de Ma p’tite échoppe. Si le foyer dispose d’un reste à vivre quotidien par personne inférieur à 12 euros, le bénéficiaire paie 30 % du prix du marché du produit. Si ce reste à vivre est inférieur à 5 euros, c’est 10 %. »

Moins connues que Les restaurants du cœur ou la Banque alimentaire, les épiceries sociales ont été créées dans les années 2000 pour moderniser l’aide alimentaire en revendiquant une alimentation choisie.

« L’épicerie sociale doit ressembler à une épicerie classique pour déstigmatiser l’aide alimentaire car 50 % des bénéficiaires potentiels n’y font pas appel par honte », indique Maxime Fritzen, de l’Union nationale des groupements des épiceries sociales et solidaires (Ugess). Les étals sont en libre-service, offrant une variété de choix, du « premier prix » aux produits labellisés. Les bénéficiaires font leurs achats sans limite de quantité.

Pour être une épicerie sociale, conformément à la charte nationale, la structure doit également proposer un accompagnement social aux bénéficiaires. Pour certains, les économies sur l’alimentation vont éponger une dette énergétique ; d’autres vont réparer un véhicule qui permettra d’aller au travail. L’accès à ces commerces est accordé pour une durée déterminée, renouvelable, et dépend de chaque projet personnel. Pour les deux tiers des épiceries sociales, qui appartiennent au réseau Andès, l’accès initial des bénéficiaires est compris entre trois et six mois.

Aujourd’hui, la France compte environ 1 000 épiceries........

© Alternatives Économiques