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Dans les Landes, un minuscule ver menace la forêt géante

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04.05.2026

Le nématode de pin, qui fait des ravages sur le pin maritime, a été détecté par deux fois. Identifié depuis longtemps, le risque a été plutôt bien anticipé. Mais de nombreuses incertitudes planent encore.

Depuis quelques mois, un terrain à la sortie de la ville de Seignosse (Landes) a changé de visage. De l’ancienne forêt de pins maritimes densément plantés, il ne reste plus qu’une plaine dénudée. Vu du ciel, une bombe semble avoir tout soufflé dans un rayon de cinq cents mètres. Le coupable est pourtant bien plus petit qu’un obus. De moins d’un millimètre, le nématode de pin est un ver microscopique qui a été pour la première fois détecté en France le 3 novembre dernier, sur cette parcelle.

Originaire d’Amérique du Nord, le nématode peut tuer un arbre en quelques...

Depuis quelques mois, un terrain à la sortie de la ville de Seignosse (Landes) a changé de visage. De l’ancienne forêt de pins maritimes densément plantés, il ne reste plus qu’une plaine dénudée. Vu du ciel, une bombe semble avoir tout soufflé dans un rayon de cinq cents mètres. Le coupable est pourtant bien plus petit qu’un obus. De moins d’un millimètre, le nématode de pin est un ver microscopique qui a été pour la première fois détecté en France le 3 novembre dernier, sur cette parcelle.

Originaire d’Amérique du Nord, le nématode peut tuer un arbre en quelques semaines. Après avoir sévi en Asie de l’Est au cours du XXe siècle, il a été détecté au Portugal en 1999 puis en Espagne en 2008. Son arrivée en France semblait inéluctable, notamment en raison des échanges commerciaux internationaux de bois et de l’existence de son moyen de transport préféré, le Monochamus galloprovincialis, un coléoptère très actif entre avril et octobre et qui transporte le nématode d’arbre en arbre.

Conscients de ce risque depuis longtemps, la filière bois de la forêt des Landes de Gascogne et les pouvoirs publics se sont rapidement mobilisés. Il faut dire........

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