Municipales dans les grandes villes : 12 graphiques sur le vote des riches et des pauvres
A Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice, Bordeaux, etc., des données inédites éclairent les choix électoraux des habitants selon leur niveau de richesse. Ces éléments détermineront largement les résultats du second tour.
A quelques heures du second tour des élections municipales, les équipes de campagne des candidats ont les yeux rivés sur les résultats électoraux de la première manche. Quel quartier a voté quoi ? Les plus précaires se sont-ils mobilisés ? Où sont les réserves de voix ?
Pour répondre à ces questions, les états-majors des partis peuvent s’appuyer sur des données de plus en plus rapidement disponibles. Et ils ne sont pas les seuls à en profiter : les chercheurs les exploitent aussi, à l’image de Youssef Souidi, qui a cosigné un ouvrage récent où il exploite les résultats à l’échelle du bureau de vote au niveau national, avant de les croiser avec certains traits socio-économiques de ces bureaux.
L’économiste a réitéré ce travail pour le premier tour des élections municipales 2026 dans plusieurs grandes villes, et l’a mis à disposition d’Alternatives Economiques. Il a ainsi calculé...
A quelques heures du second tour des élections municipales, les équipes de campagne des candidats ont les yeux rivés sur les résultats électoraux de la première manche. Quel quartier a voté quoi ? Les plus précaires se sont-ils mobilisés ? Où sont les réserves de voix ?
Pour répondre à ces questions, les états-majors des partis peuvent s’appuyer sur des données de plus en plus rapidement disponibles. Et ils ne sont pas les seuls à en profiter : les chercheurs les exploitent aussi, à l’image de Youssef Souidi, qui a cosigné un ouvrage récent où il exploite les résultats à l’échelle du bureau de vote au niveau national, avant de les croiser avec certains traits socio-économiques de ces bureaux.
L’économiste a réitéré ce travail pour le premier tour des élections municipales 2026 dans plusieurs grandes villes, et l’a mis à disposition d’Alternatives Economiques. Il a ainsi calculé les résultats électoraux dans les différents bureaux de vote en fonction de leur niveau de richesse. Youssef Souidi les a classés de 1 à 10 : le rang 1 correspond au niveau de vie des bureaux de vote les 10 % plus pauvres de France, le rang 2 aux bureaux classés entre les 10 et les 20 %, etc.
Bien sûr, cette méthodologie a ses limites. Classer les bureaux de vote selon leur niveau de vie tend à laisser penser que seul le portefeuille de l’électeur détermine ses choix électoraux. En réalité, on vote aussi largement en fonction de son âge, de son niveau de diplôme, de son origine migratoire…
Les classes supérieures, par exemple, n’habitent pas toutes dans des quartiers riches. Si la haute bourgeoisie parisienne à fort capital financier vit bien souvent dans le 16e arrondissement de Paris, une bourgeoisie plus culturelle habite fréquemment dans des quartiers populaires en voie de gentrification dans l’est de la ville. Ces derniers quartiers apparaissent, sur le plan du niveau de vie, comme plutôt pauvres, mais cela masque la présence d’un électorat parfois très diplômé, avec un capital social et culturel qui n’a rien à envier à ceux des quartiers les plus huppés de la capitale.
Autre limite, les comparaisons entre villes sur la base de ces résultats doivent être menées avec prudence car Youssef Souidi a retenu, pour ses classes de bureaux, le référentiel national. Il ne calcule pas, à l’échelle de Lyon, la répartition des bureaux en fonction des niveaux de vie lyonnais, mais il applique les seuils nationaux à la ville. Ainsi, 77 % des électeurs de la ville de Paris votent dans des bureaux de rang 10 (les plus riches), alors que ce taux tombe à 11 % à Marseille.
Ce mode de calcul offre en revanche des avantages : il révèle quel est, dans chaque ville, l’électorat le plus décisif pour les candidats. A Paris, impossible de prendre l’hôtel de ville si les classes aisées vous boudent. Mais vous pouvez en revanche empocher Limoges, qui ne compte aucun bureau de vote de rang 10.
Malgré ses limites méthodologiques, le classement des bureaux de vote par niveau de vie permet d’offrir une première approche de ce qui s’est joué dans les villes lors du premier tour. Nous vous proposons, sur la base de ces travaux, un tour de France en 12 étapes.
1/ A Paris, l’obligation de mettre les plus riches de son côté
Le coût de la vie parisienne est cher, mais les revenus suivent : 77 % des électeurs votent dans des bureaux de rang 10 ! Un tel niveau de richesse explique pourquoi l’insoumise Sofia Chikirou, qui fait des scores meilleurs ou équivalents à Rachida Dati dans tous les déciles sauf le dernier, a quand même été distancée de 14 points par la candidate Les Républicains (LR) à l’issue du premier tour.
A Paris, Dati est (sans surprise) la candidate des riches
Lecture : Les bureaux de vote de rang 1 correspondent aux 10 % de bureaux au niveau de vie le plus faible en France, et ainsi de suite jusqu’au bureau 10. Au premier tour des élections municipales 2026, 61 % des inscrits dans des bureaux de rang 1 dans la ville de Paris se sont abstenus.
Emmanuel Grégoire, candidat socialiste de l’union de la gauche hors France insoumise (LFI), a lui aussi une distribution qui tend vers les plus aisés, et il arrive en tête dans les bureaux de rang 10. Mais il réussit beaucoup mieux que ses concurrents dans les rares quartiers « populaires » de la capitale.
2/ A Lyon, une bataille Doucet-Aulas pour les nombreux électeurs aisés
Ce n’est pas un scoop, Lyon est une commune riche. Mais les données de Youssef Souidi permettent de prendre la mesure de cette richesse, et donc de l’enjeu que les classes aisées représentent dans cette élection. 78 % des bureaux de vote de la ville sont ainsi compris entre les rangs 8 et 10 ! C’est donc dans ces bureaux-là que se joue l’essentiel du scrutin.
La liste de Grégory Doucet (union de la gauche et des écologistes) a réussi d’excellents scores au premier tour dans les bureaux 8 à 9, ce qui lui permet d’être en tête au global. Pour le second tour, elle pourra s’appuyer sur les bons résultats de la liste LFI, avec laquelle elle fusionne. Le parti insoumis a réalisé des scores très corrects dans ces bureaux décisifs, et il surperforme dans les (rares) bureaux plus populaires de la capitale des Gaules.
A Lyon, Jean-Michel Aulas serait le maire des très riches
Lecture : Les bureaux de vote de rang 1 correspondent aux 10 % de bureaux au niveau de vie le plus faible en France, et ainsi de suite jusqu’au bureau 10. Au premier tour des élections municipales 2026, 63 % des inscrits dans des bureaux de rang 1 dans la ville de Lyon se sont abstenus.
A la tête de la coalition présidentielle, Jean-Michel Aulas excelle chez les plus riches lyonnais (bureaux de rang 10). Mais il peine davantage dans les autres bureaux, et ses réserves de voix semblent plus faibles.
3/ A Marseille, les pauvres sont nombreux et votent à gauche… quand ils votent
Contrairement à Lyon et Paris, ce ne sont pas les électeurs riches qui font l’élection à Marseille, mais les pauvres. Près de la moitié des bureaux de la ville (48 %) appartiennent aux rangs 1, 2 et 3. Un terrain en théorie favorable à la gauche : le Parti socialiste se défend bien dans cet électorat, et la liste LFI y surperforme. Problème : les bureaux les plus précaires sont désespérément vides : 61 % des inscrits s’y sont abstenus au premier tour. La participation sera donc décisive pour les chances de la gauche de garder la cité phocéenne.
A Marseille, la gauche a besoin des abstentionnistes (pauvres)
Lecture : Les bureaux de vote de rang 1 correspondent aux 10 % de bureaux au niveau de vie le plus faible en France, et ainsi de suite jusqu’au bureau 10. Au premier tour des élections municipales 2026, 61 % des inscrits dans des bureaux de rang 1 dans la ville de Marseille se sont abstenus.
De leur côté, la droite et le Rassemblement national (RN) s’appuient sur un électorat très aisé : plus les bureaux sont riches, plus ils votent à droite. Une observation classique pour la droite LR, mais plus inhabituelle pour le RN, qui, à l’échelle nationale, surperforme dans les classes moyennes, et sous-performe tout en haut de la distribution.
4/ A Nice, Eric Ciotti fait carton plein dans tous les électorats
Sur la promenade des Anglais, il faut être tout-terrain pour l’emporter. Bureaux de vote très pauvres, très riches, moyens… la ville ne manque de rien en la matière, ce qui oblige le maire à convaincre dans tous les électorats. C’est précisément ce qu’a réussi Eric Ciotti, qui a quitté Les Républicains pour s’allier à l’extrême droite. Si, relativement à ses propres résultats, il sous-performe dans les bureaux les plus pauvres, son score y est supérieur à tous ses concurrents. Il fait par exemple plus de deux fois mieux que la candidate LFI, qui obtient pourtant ses meilleurs scores dans ces bureaux.
A Nice, Eric Ciotti convainc dans tous les bureaux
Lecture : Les bureaux de vote de rang 1 correspondent aux 10 % de bureaux au niveau de vie le plus faible en France, et ainsi de suite jusqu’au bureau 10. Au premier tour des élections municipales 2026, 60 % des inscrits dans des bureaux de rang 1 dans la ville de Nice se sont abstenus.
Son principal concurrent, Christian Estrosi, obtient des résultats cohérents avec ceux de sa famille politique de centre-droit : plus les bureaux sont aisés, plus ils votent Estrosi. Mais même dans les bureaux les plus riches (rang 10), le maire sortant est battu par son ennemi politique.
5/ A Toulouse, le sortant Jean-Luc Moudenc est porté par les plus riches
La gauche veut mettre fin à une anomalie : le fait que Jean-Luc Mondain (LR) dirige la Ville rose, alors qu’elle y a largement remporté les derniers scrutins nationaux et européens. Et si le maire sortant est encore arrivé largement en tête avec 37 % des voix, c’est surtout grâce aux plus fortunés. Dans les bureaux de vote les plus aisés, le maire sortant recueille 31 % des inscrits, et 22 % dans ceux du décile juste en dessous. Ces deux déciles représentent pourtant 39 % du corps électoral toulousain.
A Toulouse, les riches prébiscitent Moudenc
Lecture : Les bureaux de vote de rang 1 correspondent aux 10 % de bureaux au niveau de vie le plus faible en France, et ainsi de suite jusqu’au bureau 10. Au premier tour des élections municipales 2026, 65 % des inscrits dans des bureaux de rang 1 dans la ville de Toulouse se sont abstenus.
A gauche, François Piquemal (LFI, 27 %) et François Briançon (24 %) réalisent tous deux leurs meilleurs résultats auprès des classes moyennes supérieures. Mais l’Insoumis parvient aussi à mobiliser les plus pauvres, avec 14 % des inscrits dans les bureaux de vote les plus défavorisés, alors même que 65 % d’entre eux se sont abstenus.
6/ A Bordeaux, second tour à haut risque pour la gauche face à un électorat très aisé
Au jeu des sept différences entre Lyon et Bordeaux, il faut plutôt regarder du côté du classement en football que dans le portrait social de la ville pour en trouver une. Car comme sur les bords de Saône et Rhône, la capitale girondine offre une surreprésentation des bureaux très aisés : les deux tiers appartiennent aux rangs 8 à 10. Problème pour Pierre Hurnic à Bordeaux, il se défend moins bien dans ces bureaux que son homologue lyonnais Grégory Doucet.
A Bordeaux, les concurrents de la gauche triomphent chez les riches
Lecture : Les bureaux de vote de rang 1 correspondent aux 10 % de bureaux au niveau de vie le plus faible en France, et ainsi de suite jusqu’au bureau 10. Au premier tour des élections municipales 2026, 60 % des inscrits dans des bureaux de rang 1 dans la ville de Bordeaux se sont abstenus.
Dans ces conditions, le second tour sera périlleux pour le maire sortant, car son concurrent centriste Thomas Cazenave réussit bien dans les bureaux aisés. Ce d’autant plus que Philippe Dessertine, qui s’est retiré, a lui aussi largement convaincu les plus riches au premier tour.
7/ A Grenoble, les électorats de la gauche sont complémentaires
Au premier tour, Grenoble a vu Alain Carignon, maire entre 1983 et 1995, arriver en tête avec 27 % des voix, un point devant la candidate de l’union de la gauche hors LFI Laurence Ruffin. Tous deux affichent une distribution similaire : relativement homogène, mais qui tend vers les bureaux de vote les plus riches.
A Grenoble, Laurence Ruffin peine à convaincre les classes populaires
Lecture : Les bureaux de vote de rang 1 correspondent aux 10 % de bureaux au niveau de vie le plus faible en France, et ainsi de suite jusqu’au bureau 10. Au premier tour des élections municipales 2026, 52 % des inscrits dans des bureaux de rang 1 dans la ville de Grenoble se sont abstenus.
A l’inverse, la liste LFI d’Allan Brunon, qui a fusionné avec celle de Laurence Ruffin au second tour, suit une courbe décroissante. Malgré une abstention qui touche davantage les plus pauvres, elle obtient ses meilleurs résultats dans les 20 % de bureaux de vote les plus pauvres, avec 11 % des inscrits.
8/ A Nantes aussi, l’électorat aisé fera la différence
Nantes n’a pas la réputation bourgeoise de Lyon ou Bordeaux, mais ce n’est pas une commune très populaire pour autant. Certes, 19 bureaux de vote, rassemblant 9 % des électeurs, appartiennent au rang 1. Mais près de la moitié des votants sont inscrits dans des bureaux de rang 9 et 10. L’élection se jouera donc en grande partie ici, d’autant que ces bureaux sont ceux où on s’abstient le moins.
A Nantes, Johanna Rolland aura besoin des voix LFI pour combler son retard chez les plus aisés
Lecture : Les bureaux de vote de rang 1 correspondent aux 10 % de bureaux au niveau de vie le plus faible en France, et ainsi de suite jusqu’au bureau 10. Au premier tour des élections municipales 2026, 61 % des inscrits dans des bureaux de rang 1 dans la ville de Nantes se sont abstenus.
Bonne nouvelle pour la liste de gauche, Johanna Rolland se défend bien dans les bureaux 6, 7, 8 et 9. Les voix des autres listes de gauche, et notamment celles qui s’étaient portées sur la liste menée par la France insoumise, devraient permettre de combler une partie du retard dans les bureaux de rang 10, où la droite de Foulques Chombart de Lauwe fait ses meilleurs scores.
9/ A Strasbourg, les fusions recoupent les électorats
La campagne de l’entre-deux-tours strasbourgeois a connu un revirement étonnant. L’ancienne maire socialiste Catherine Trautmann, arrivée en tête au premier tour avec 26 % des voix, a fusionné avec le candidat Horizons Pierre Jakubowicz, qui n’avait réuni que 5 % des suffrages et échouait ainsi à se qualifier pour le second tour. Si l’alliance a surpris le reste de la gauche, les deux candidats ont ceci en commun qu’ils réalisent leurs meilleurs résultats dans les quartiers aisés (9 % et 6 % des inscrits), et leurs moins bons dans les quartiers pauvres (10 % et 1 %). Une tendance que l’on retrouve chez le candidat LR Jean-Philippe Vetter, de manière encore plus marquée.
A Strasbourg, Trautmann l’emporte dans (quasi) tous les déciles
Lecture : Les bureaux de vote de rang 1 correspondent aux 10 % de bureaux au niveau de vie le plus faible en France, et ainsi de suite jusqu’au bureau 10. Au premier tour des élections municipales 2026, 60 % des inscrits dans des bureaux de rang 1 dans la ville de Strasbourg se sont abstenus.
La maire écologiste sortante Jeanne Barseghian et le candidat insoumis Florian Kobryn, qui se sont alliés pour le second tour, affichent aussi des distributions similaires, même si la première surperforme dans les classes moyennes supérieures.
10/ A Lille, deux gauches, deux électorats ?
Si la gauche a convaincu sept électeurs sur dix à Lille, les trois partis arrivés en tête n’ont pas séduit le même électorat, du moins selon leur niveau de vie. Arrivé en tête avec 26 % des suffrages, Arnaud Deslandes réalise ses meilleurs scores dans les bureaux de vote du septième au dernier décile, et ses moins bons dans les quartiers les plus pauvres. C’est l’exact inverse pour la candidate insoumise Lahouaria Addouche, qui a créé la surprise en se hissant à la deuxième place à l’issue du premier tour. Dans les 10 % des bureaux les plus pauvres, elle obtient 16 % des inscrits, contre 6 % dans les bureaux les plus riches.
A Lille, les résultats des gauches en têtes en miroir
Lecture : Les bureaux de vote de rang 1 correspondent aux 10 % de bureaux au niveau de vie le plus faible en France, et ainsi de suite jusqu’au bureau 10. Au premier tour des élections municipales 2026, 53 % des inscrits dans des bureaux de rang 1 dans la ville de Lille se sont abstenus.
Stéphane Baly, écologiste arrivé troisième, qui a fusionné avec Arnaud Deslandes, performe quant à lui de manière plutôt équivalente quel que soit le niveau de revenu, avec un pic au sixième décile.
11/ A Nîmes, des réserves chez les abstentionnistes précaires face au RN
Si le RN avait fait carton plein aux législatives 2024 dans le Gard en remportant l’ensemble des circonscriptions, voir Julien Sanchez arriver en tête du premier tour des municipales à Nîmes avec plus de 30 % des suffrages exprimés n’était pas le scénario le plus attendu. Parmi les inscrits, le candidat RN affiche des scores plutôt homogènes, entre 16 % et 21 % dans tous les bureaux de vote… sauf celui des plus pauvres, où il tombe à 11 %, quand son rival communiste, Vincent Bouget, qui porte l’union de la gauche sans LFI, y réalise 14 %.
A Nîmes, la gauche devant le RN chez les plus précaires
Lecture : Les bureaux de vote de rang 1 correspondent aux 10 % de bureaux au niveau de vie le plus faible en France, et ainsi de suite jusqu’au bureau 10. Au premier tour des élections municipales 2026, 60 % des inscrits dans des bureaux de rang 1 dans la ville de Nîmes se sont abstenus.
12/ A Limoges, pas de riches pour aider la droite
Limoges a reçu plus d’attention médiatique qu’à son habitude car un candidat LFI (Damien Maudet) est arrivé devant son concurrent socialiste (Thierry Miguel). La fusion des deux listes devrait permettre de dominer dans les bureaux de vote populaires et moyens, qui composent l’essentiel de la capitale limousine.
A Limoges, la droite convainc les riches... mais il y en a peu
Lecture : Les bureaux de vote de rang 1 correspondent aux 10 % de bureaux au niveau de vie le plus faible en France, et ainsi de suite jusqu’au bureau 10. L’astérisque correspond au fait que Limoges ne compte aucun bureau de rang 10. Au premier tour des élections municipales 2026, 49 % des inscrits dans des bureaux de rang 1 dans la ville de Limoges se sont abstenus.
De son côté, la liste de droite menée par Guillaume Guérin, s’appuie, comme presque partout ailleurs pour cette famille politique, sur les plus aisés : plus on est riche, plus on vote Guérin. Problème pour lui, les bureaux très riches ne courent pas les rues. La ville ne compte en effet qu’un seul bureau de rang 9, et aucun de rang 10 !
