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Supprimer l'âge légal de départ en retraite, une bonne idée ?

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02.07.2026

Partir quand on veut à la retraite, sans avoir à attendre un âge légal de départ couperet… Aux oubliettes les 64 ans ! Ne compterait plus que la seule durée de cotisation, assortie d’une dose de capitalisation. 

Voici une promesse de campagne que n’ont pas hésité à formuler Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle de 2027, et Jordan Bardella, le président du Rassemblement national qui pourrait se présenter si Marine le Pen devait être déclarée inéligible le 7 juillet.

L’intention est compréhensible. Les retraites devraient redevenir un thème central du scrutin et ces deux leaders politiques n’ont aucune envie de revivre la mauvaise série, saison 1 et 2, des réformes des retraites macronistes. 

Pour mémoire, le chef de l’Etat avait d’abord vendu une remise à plat du système des retraites dès 2017, avec un régime à points inspiré du modèle suédois. Cette réforme reléguait la notion d’âge au second plan – chacun décidant de partir au moment le plus opportun. Finalement, le locataire de l’Elysée s’était rallié à l’avis de son Premier ministre, Edouard Philippe, et avait opté pour un paramètre plus classique : relever l’âge de 62 à 64 ans.

On connaît la suite : des millions de manifestants dans les rues, une adoption de la loi Borne par 49.3 en 2023 et, deux ans plus tard, une suspension de la réforme jusqu’en 2028, afin d’éviter une nouvelle chute du gouvernement.

L’âge de départ, critère universel

Est-il aujourd’hui réaliste de pouvoir supprimer complètement l’âge de départ ? 

« Il n’y a pas un seul pays qui n’ait pas mis en place un âge d’ouverture des droits, rappelle l’économiste Anne Lavigne, ancienne responsable des études du Comité d’orientation des retraites (COR). Même la Suède, qui a adopté le système de comptes notionnels, a fixé un âge de départ à 63 ans en dessous duquel il n’est pas possible de partir en retraite. » 

« Il n’y a pas un seul pays qui n’ait pas mis en place un âge d’ouverture des droits, rappelle l’économiste Anne Lavigne, ancienne responsable des études du Comité d’orientation des retraites (COR). Même la Suède, qui a adopté le système de comptes notionnels, a fixé un âge de départ à 63 ans en dessous duquel il n’est pas possible de partir en retraite. » 

Age légal, âge pivot, âge cible, âge de la décote… Les modalités peuvent changer selon les pays, mais tous ont conservé ce critère, pour le combiner à d’autres paramètres. « L’Allemagne s’est prononcée pour un départ à 67 ans mais avec des dérogations, illustre l’universitaire. Un salarié qui a cotisé pendant plus de 45 ans peut partir de manière anticipée à 63 ans. Aux Etats-Unis, il est possible de partir à 62 ans, mais avec une forte décote, ce qui pousse les Américains à travailler plutôt jusqu’à 67 ans… »

D’autres pays choisissent, à l’instar du Portugal, d’indexer l’âge de départ sur l’espérance de vie. Si cette dernière augmente d’une année sur l’autre, voire baisse, comme cela été le cas avec le Covid-19, l’âge de départ évolue en conséquence. 

« Supprimer l’âge de départ, c’est un slogan qui ne répond à rien et surtout pas à cette question politique : qui peut partir, à quel âge et avec combien ?, ajoute l’économiste Michael Zemmour. Qu’y a-t-il derrière cette idée de liberté ? Aucun système ne permet d’ouvrir ses droits à 50 ans, même avec un super salaire. Et quand Jordan Bardella dit qu’on pourra partir plus tôt si on a commencé tôt, avec un certain nombre d’années de........

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