Entre les mollahs et la guerre, les Iraniens espèrent une troisième voie
Prise en tenaille par les bombes israélo-américaines et les balles du régime, la population iranienne a peu de latitude pour se révolter. Pour autant, des initiatives se structurent afin de dégager une issue démocratique.
Les frappes lancées contre l’Iran le 28 février par les Etats-Unis et Israël sont notamment justifiées par la volonté d’en finir avec la République islamique qui s’est rendue coupable, en janvier, d’une répression sans précédent avec le massacre de dizaines de milliers de personnes, tuées par balles par les gardiens de la révolution ou les milices bassidjis.
De fait, le régime a été décapité dès le début du conflit avec l’assassinat du guide suprême iranien, Ali Khamenei, et de plusieurs autres hauts responsables iraniens, ainsi que plus récemment avec la mort à confirmer d’Ali Laridjani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale.
Mais que vaut cette volonté de changement de régime...
Les frappes lancées contre l’Iran le 28 février par les Etats-Unis et Israël sont notamment justifiées par la volonté d’en finir avec la République islamique qui s’est rendue coupable, en janvier, d’une répression sans précédent avec le massacre de dizaines de milliers de personnes, tuées par balles par les gardiens de la révolution ou les milices bassidjis.
De fait, le régime a été décapité dès le début du conflit avec l’assassinat du guide suprême iranien, Ali Khamenei, et de plusieurs autres hauts responsables iraniens, ainsi que plus récemment avec la mort à confirmer d’Ali Laridjani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale.
Mais que vaut cette volonté de changement de régime en l’absence d’opérations terrestres ? Même si le fils de l’ancien Shah, Reza Pahlavi, en exil aux Etats-Unis, se dit prêt à rentrer en Iran pour prendre le pouvoir, Donald Trump s’est pour l’instant surtout illustré en appelant les Iraniens à la révolte, leur renvoyant ainsi la responsabilité du renversement du pouvoir en place.
Or le bilan de la guerre est déjà lourd : 200 écolières ont été tuées dans un bombardement dès les premiers jours du conflit, on compterait des milliers de morts civils et 3 millions de personnes auraient été déplacées. On peut donc se demander s’il y a d’autres perspectives, pour l’Iran, que le choix mortifère entre la guerre et la répression des mollahs.
« Résilience de l’Etat et faiblesse de la République islamique »
« Il n’y a plus de République islamique, assure Bernard Hourcade, géographe et chercheur émérite au CNRS. Le président n’est pas obéi par l’armée, la majorité des dirigeants ont été tués avec Ali Khamanei, c’est le chaos » Le président Massoud Pezeshkian, qui s’affiche comme un modéré, s’est en effet excusé d’avoir causé des pertes civiles dans les monarchies du Golfe qui avaient tenté de jouer les médiateurs avant l’offensive. Mais ses excuses ont rapidement été suivies de nouvelles attaques contre ces Etats.
Le nouveau guide Mojtaba Khamenei est surtout connu pour être très corrompu et proche........
