Dans le bâtiment, le béton est encore loin de désarmer
Afin d’utiliser moins de béton, matériau très émetteur de carbone, des alternatives comme le bois et la terre cuite se développent dans la construction. Mais pour changer d’échelle, il faudra une révolution culturelle.
« Chaque seconde, 150 tonnes de béton sont coulées dans le monde », constate dans son livre Désarmer le béton (Zones, 2025), l’architecte Léa Hobson. « C’est le matériau le plus utilisé au monde ! », précise-t-elle. Or près de 8 % des émissions de CO2 mondiales sont liées à la production et à l’usage du ciment, essentiel à la production du béton. C’est deux à trois fois plus que le trafic aérien, rappelle l’autrice.
Le béton nécessite aussi d’énormes quantités de sable, « deuxième ressource extraite dans le monde après l’eau », relève l’architecte. On extrait neuf fois plus de sable que de pétrole alors que cette ressource est tout aussi épuisable puisqu’« il faut des milliers d’années de sédimentation pour le renouveler ». Au point qu’il est aujourd’hui interdit d’en prélever dans les rivières. Enfin, « le béton ne s’adapte pas du tout au dérèglement climatique, voire en accentue les effets ».
Alors, faut-il « ne plus construire », comme le propose Léa Hobson en mettant en avant qu’il y a « plus de logements vacants que de personnes sans domicile » ? Maïder Olivier, chargée de plaidoyer à la Fondation pour le logement des défavorisés, rappelle toutefois…
« Chaque seconde, 150 tonnes de béton sont coulées dans le monde », constate dans son livre Désarmer le béton (Zones, 2025), l’architecte Léa Hobson. « C’est le matériau le plus utilisé au monde ! », précise-t-elle. Or près de 8 % des émissions de CO2 mondiales sont liées à la production et à l’usage du ciment, essentiel à la production du béton1. C’est deux à trois fois plus que le trafic aérien, rappelle l’autrice.
Le béton nécessite aussi d’énormes quantités de sable, « deuxième ressource extraite dans le monde après l’eau », relève l’architecte. On extrait neuf fois plus de sable que de pétrole alors que cette ressource est tout aussi épuisable puisqu’« il faut des milliers d’années de sédimentation pour le renouveler ». Au point qu’il est aujourd’hui interdit d’en prélever dans les rivières. Enfin, « le béton ne s’adapte pas du tout au dérèglement climatique, voire en accentue les effets ».
Alors, faut-il « ne plus construire », comme le propose Léa Hobson en mettant en avant qu’il y a « plus de logements vacants que de personnes sans domicile » ? Maïder Olivier, chargée de plaidoyer à la Fondation pour le logement des défavorisés, rappelle toutefois la nécessité de continuer à construire :
« On produit 380 000 nouveaux logements chaque année alors que le nombre de personnes mal-logées atteint 4,2 millions de personnes en 2024. »
« On produit 380 000 nouveaux logements chaque année alors que le nombre de personnes mal-logées atteint 4,2 millions de personnes en 2024. »
Dès lors, il importe de bâtir à moindre coût pour l’environnement avec de nouveaux matériaux. Les alternatives se développent, pour l’heure à la marge.
De nouveaux bétons pour réduire l’impact carbone
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