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La France veut multiplier les centres de données sans calculer leurs conséquences

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21.04.2026

Vouloir s’inscrire dans la course à l’IA via la multiplication de centres de données en France soulève de nombreuses questions pour les territoires concernés. Sans oublier les enjeux énergétiques et de maîtrise technologique.

« Plug baby plug ». C’est sur cette référence au « drill baby drill » de Donald Trump qu’Emmanuel Macron annonçait 109 milliards d’euros d’investissements pour soutenir la participation de la France à l’explosion de l’intelligence artificielle (IA), début 2025. L’essentiel des financements étaient orientés vers des projets de data centers ou centres de données en bon français.

Sur les 63 sites « favorables à l’implantation de centres de données », présentés par l’exécutif à l’automne dernier, 26 étaient « déjà sécurisés par un porteur de projet » début 2026. Dans le lot, cinq sont qualifiés de « fast track », pour signifier leur potentiel de raccordement électrique « supérieur à 700 mégawatts (MW) dans un délai de trois à quatre ans ».

Ces cinq-là traduisent à la fois la volonté gouvernementale de favoriser l’expansion de la filière et… 

« Plug baby plug ». C’est sur cette référence au « drill baby drill » de Donald Trump qu’Emmanuel Macron annonçait 109 milliards d’euros d’investissements pour soutenir la participation de la France à l’explosion de l’intelligence artificielle (IA), début 2025. L’essentiel des financements étaient orientés vers des projets de data centers ou centres de données en bon français.

Sur les 63 sites « favorables à l’implantation de centres de données », présentés par l’exécutif à l’automne dernier, 26 étaient « déjà sécurisés par un porteur de projet » début 2026. Dans le lot, cinq sont qualifiés de « fast track », pour signifier leur potentiel de raccordement électrique « supérieur à 700 mégawatts (MW) dans un délai de trois à quatre ans ».

Ces cinq-là traduisent à la fois la volonté gouvernementale de favoriser l’expansion de la filière et les enjeux spécifiques à l’IA générative : pour permettre aux ChatGPT et consorts de fonctionner, il faut de quoi stocker les données d’entraînement et d’usage, et beaucoup, beaucoup de puissance de calcul.

Concrètement, cela se matérialise par de très nombreuses puces agencées dans un très grand nombre de serveurs. Ceux-ci sont organisés dans des centres de données dont la taille et les besoins énergétiques, mécaniquement, se démultiplient par rapport aux établissements historiquement dédiés au simple stockage de données.

Avec 352 centres de données actifs, la France caracole à la cinquième place des nations les mieux équipées

Avec 352 centres de données actifs, la France caracole à la cinquième place des nations les mieux........

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