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La véritable empreinte carbone de la Coupe du monde de football 2026

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11.07.2026

La Coupe du monde de football 2026 fait l’objet, depuis son lancement, de très nombreux pronostics, dont bien entendu la réponse à l’éternelle question : quelle sera l’équipe victorieuse ? 

Mais le pronostic qui semble faire l’unanimité des observateurs et des journalistes renseignés sur les enjeux environnementaux, c’est celui du record de la plus forte empreinte des Coupes du monde de football que pourrait établir l’édition 2026. 

On peut noter au passage que ces bookmakers d’un nouveau genre sont manifestement peu influencés par les annonces dithyrambiques de la Fédération internationale de football (FIFA) sur une cible de neutralité carbone.

Mais quelle est véritablement l’importance des émissions de gaz à effet de serre de l’événement ? 

Un périmètre de calcul discuté

L’estimation officielle de l’édition 2022 qui s’est déroulée au Qatar s’est élevée à 3,8 millions de tonnes équivalent CO2 (MtCO2eq). Celles des trois précédentes éditions lui sont nettement inférieures avec des valeurs tournant autour des 2 MtCO2eq. Avant de se lancer dans une estimation de l’actuelle, une première question s’impose : le périmètre de calcul est-il bien complet ? En y regardant de plus près, on détecte quelques lacunes.

La construction des nouveaux stades (et la rénovation d’enceintes existantes) n’était ainsi que très peu prise en compte avant l’édition 2022, arguant du fait qu’il s’agissait d’investissements dans des infrastructures sportives qui allaient être largement plus utilisées à la suite de l’événement que pendant. 

Mais entre les « éléphants blancs » (ces infrastructures géantes qui ne servent finalement que pendant une compétition) et les doublons, la justification postérieure de tous ces édifices est souvent source de polémique, et que la prudence rend........

© Alternatives Économiques