En massifiant les rachats d’actions, les entreprises françaises cajolent leurs actionnaires
Le rachat par une entreprise de ses propres actions afin de soutenir le cours de Bourse et augmenter le profit par action a pris une ampleur inédite dans l’Hexagone. Controversée, la pratique est aussi très peu taxée.
La pratique n’est peut-être pas encore bien connue du grand public, pourtant elle est devenue tout à fait structurante pour l’économie française. En 25 ans, les rachats d’actions par les 120 plus grandes entreprises du pays cotées en Bourse (SBF 120) ont été multipliés par presque sept.
Une récente étude de l’Institut français de gouvernement des entreprises (un organisme rattaché à l’école de commerce EM Lyon) met ainsi en lumière leur évolution de 1999 à 2024, le procédé s’étant normalisé et amplifié. Les rachats d’actions représentent dorénavant un tiers des sommes versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40, soit un élément majeur de…
La pratique n’est peut-être pas encore bien connue du grand public, pourtant elle est devenue tout à fait structurante pour l’économie française. En 25 ans, les rachats d’actions par les 120 plus grandes entreprises du pays cotées en Bourse (SBF 120) ont été multipliés par presque sept.
Une récente étude de l’Institut français de gouvernement des entreprises (un organisme rattaché à l’école de commerce EM Lyon) met ainsi en lumière leur évolution de 1999 à 2024, le procédé s’étant normalisé et amplifié. Les rachats d’actions représentent dorénavant un tiers des sommes versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40, soit un élément majeur de leur rémunération, en complément des dividendes, versements plus classiques qui restent majoritaires.
Nous rappelions ici la manière dont l’économie finance la Bourse. Le principe est assez simple : une entreprise rachète ses propres actions à ses actionnaires et ce, dans la plupart des cas, pour les détruire ensuite. A l’instant T, le patrimoine des actionnaires ne change pas, mais cette transaction vient soutenir le........
