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C’était Jospin : l’aventure de la gauche plurielle

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26.03.2026

Les cinq années du gouvernement Jospin (1997-2002) ont montré qu’une gauche volontariste, malgré ses divisions, pouvait engager des réformes économiques et sociales tout en composant avec le néolibéralisme ambiant.

Lionel Jospin, disparu le 22 mars, laisse derrière lui un héritage conséquent de réformes qui façonnent encore la France : 35 heures, CMU, Pacs, loi SRU… Un bilan que l’ancien Premier ministre doit en partie au contexte politique, qui lui a permis de bénéficier d’une grande marge de manœuvre. Il arrive à Matignon à l’issue du second tour des élections législatives le 1er juin 1997, organisées après la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Jacques Chirac en avril… 

Lionel Jospin, disparu le 22 mars, laisse derrière lui un héritage conséquent de réformes qui façonnent encore la France : 35 heures, CMU, Pacs, loi SRU… Un bilan que l’ancien Premier ministre doit en partie au contexte politique, qui lui a permis de bénéficier d’une grande marge de manœuvre. Il arrive à Matignon à l’issue du second tour des élections législatives le 1er juin 1997, organisées après la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Jacques Chirac en avril.

Le président, qui souhaitait retrouver sa légitimité mise à mal par la mobilisation contre la réforme des retraites de son Premier ministre Alain Juppé, voit le scrutin se retourner contre lui avec la victoire de la gauche. Mais le Parti socialiste n’a qu’une majorité relative et doit composer avec les autres tendances de gauche.

Ce qui amène Lionel Jospin à constituer une « majorité plurielle » dans un gouvernement resserré comprenant 18 socialistes – dont Dominique Strauss-Kahn aux Finances, Martine Aubry à l’Emploi, Elisabeth Guigou à la Justice –, trois communistes, trois radicaux de gauche, une écologiste (Dominique Voynet) et Jean-Pierre Chevènement (Mouvement des citoyens) à l’Intérieur.

Ce qui permet à Jospin de tenir sa majorité, outre son autorité personnelle, c’est que les oppositions de gauche aux mesures qu’il défend, en vérité incessantes, entre les partis mais aussi à l’intérieur de ceux-ci, sont à géométrie variable. Ce n’est vraiment qu’avec le départ, en août 2020, de Chevènement, opposé à la perspective d’un statut d’autonomie pour la Corse, que les tensions montent d’un cran. Mais, pendant cinq ans, jamais Jospin n’eut besoin d’avoir recours à l’article 49-3.

Un accroissement des recettes fiscales porté par la croissance

L’action du gouvernement Jospin se déploie dans un environnement économique européen........

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