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Le coût de la vie, talon d’Achille de Trump pour les Midterms

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27.10.2026

Dans ses meetings et sur ses réseaux sociaux, Donald Trump promet aux Américains que le prix des carburants va baisser. « Rapidement et à un rythme record », martèle-t-il, pour convaincre son électorat de voter pour le Parti républicain lors des élections de mi-mandat, qui renouvelleront le 3 novembre tous les sièges de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat. Mais les incantations du président américain ne sont pas suivies d’effets et le prix du gallon (3,8 litres) reste bloqué au-dessus de 4 dollars.

La flambée des prix des carburants pourrait coûter aux républicains le contrôle des deux chambres du Congrès. Le sujet du coût de la vie est au cœur de la campagne électorale, en dépit des bons chiffres macroéconomiques dont peut se prévaloir l’administration Trump, avec un taux de croissance du PIB attendu autour de 2,3 % en 2026 et un taux de chômage à 4,2 % en septembre.

Comment donc comprendre cette divergence entre le dynamisme économique et les difficultés vécues par une partie de la population américaine ? Pour répondre à cette question, il faut d’abord se pencher sur la croissance et ses composantes.

Une croissance portée par la consommation et l’IA

Celle-ci décélère quelque peu, mais elle se maintient à plus de 2 % depuis 2022, un niveau bien supérieur à celui de la France ou de l’Allemagne, à titre d’exemple. Son premier moteur reste la consommation des ménages, même si elle faiblit. 

« La croissance de la consommation des ménages atteignait un peu moins de 3 % en 2022, contre 2 % en 2026 », rapporte Christophe Blot, directeur adjoint du département analyse et prévision de l’Institut français d’économie (IFE, fusion de l’OFCE et du Cépii).

« La croissance de la consommation des ménages atteignait un peu moins de 3 % en 2022, contre 2 % en 2026 », rapporte Christophe Blot, directeur adjoint du département analyse et prévision de l’Institut français d’économie (IFE, fusion de l’OFCE et du Cépii).

Pour Hélène Baudchon et Anis Bensaidani, du service des études économiques de BNP Paribas, cette consommation est soutenue de façon disproportionnée par « les ménages à revenus élevés “résilients”, quand ceux à revenus intermédiaires et faibles rencontrent des difficultés croissantes ».

La croissance américaine a trouvé un nouveau relais avec la montée en puissance des investissements dans le secteur des technologies et en particulier dans l’intelligence artificielle (IA). Ce deuxième moteur est moins important que la consommation intérieure, mais il tend à progresser.

« Les dessous de l’exceptionnalisme économique américain », L’économie mondiale 2027, La Découverte, 2026. 

« Les dessous de l’exceptionnalisme économique américain », L’économie mondiale 2027, La Découverte, 2026. 

Les autres composantes de l’investissement privé sont moroses, ce qui donne une forme de « courbe en K » à l’investissement, avec d’une part l’investissement dans le numérique et l’IA qui forme la branche montante et d’autre part le reste des investissements qui pointe vers le bas.

« La croissance du numérique ne porte pas le pouvoir d’achat et ne bénéficie pas vraiment au marché du travail, pointe Thérèse Rebière, professeure d’économie au Cnam. Elle profite à un petit nombre, ceux qui investissent dans ces firmes ou qui disposent de plans d’épargne retraite en actions, c’est-à-dire les salariés et les ménages les plus aisés. » 

« La croissance du numérique ne porte pas le pouvoir d’achat et ne bénéficie pas vraiment au marché du travail, pointe Thérèse Rebière, professeure d’économie au Cnam. Elle profite à un petit nombre, ceux qui investissent dans ces firmes ou qui disposent de plans d’épargne retraite en actions, c’est-à-dire les salariés et les ménages les plus aisés. » 

En clair, le dynamisme de la croissance ne bénéficie pas à tous les Américains. Ce n’est pas nouveau et on ne peut pas en rejeter l’entière responsabilité sur Donald Trump. Néanmoins, ses grands axes de politique économique ont contribué à accentuer cette tendance.

Le mur tarifaire érigé par le président américain depuis 2025, avec des annonces successives de hausses de droits de douane (parfois ensuite reportées, annulées ou diminuées), n’a pas réalisé son objectif de réduire le déficit de la balance commerciale du pays. Il........

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