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Au lycée pro, ces CAP qui marchent bien mais qui refusent du monde

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15.04.2026

Faute de place, des formations très demandées et qui garantissent une bonne insertion ne peuvent accueillir tous les candidats, souvent renvoyés vers des filières sans débouchés. Mais faire évoluer l’offre est difficile.

C’est un débat ancien dans le milieu de l’enseignement professionnel : doit-on baser l’offre de formation sur les besoins des entreprises ? Cette manière de procéder, appelée « adéquationnisme », est parfois combattue, notamment par des syndicats d’enseignants et des partis de gauche.

Pour eux, il est avant tout nécessaire de former les jeunes à devenir des citoyens éclairés et non pas, comme l’écrit par exemple la CGT éduc’action dans un article de décembre dernier, à les « assigner à résidence » en visant une « insertion professionnelle immédiate » tout en les destinant à « devenir de la main-d’œuvre sous-payée...

C’est un débat ancien dans le milieu de l’enseignement professionnel : doit-on baser l’offre de formation sur les besoins des entreprises ? Cette manière de procéder, appelée « adéquationnisme », est parfois combattue, notamment par des syndicats d’enseignants et des partis de gauche.

Pour eux, il est avant tout nécessaire de former les jeunes à devenir des citoyens éclairés et non pas, comme l’écrit par exemple la CGT éduc’action dans un article de décembre dernier, à les « assigner à résidence » en visant une « insertion professionnelle immédiate » tout en les destinant à « devenir de la main-d’œuvre sous-payée et corvéable à merci ».

Julien Grenet, directeur de recherche au CNRS, professeur associé à l’École d’économie de Paris (PSE), avait tenté de relier ces objectifs l’an dernier, lors d’une conférence des Journées de l’économie (Jeco) consacrée au « passage crucial de l’école à l’emploi ». En combinant, des données sur le taux de pression des formations (le nombre de jeunes ayant émis un vœu pour l’intégrer) et sur le taux d’emploi du secteur en lien, ce spécialiste de l’économie de l’éducation identifiait des certificats d’aptitude professionnelle (CAP) à la fois très demandés par les jeunes et très « insérants », selon le vocable ministériel.

« Beaucoup d’élèves demandent des formations et essuient des refus, alors que les taux d’insertion sont très bons. A l’inverse, des jeunes se retrouvent dans........

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