L’impérialisme fossile de Donald Trump se heurte à la résistance des Etats démocrates
La doctrine de domination pétrogazière promue par Donald Trump dès sa première élection a pris un virage belliqueux sous son second mandat. Des Etats fédérés gardent pourtant le cap de l’accord de Paris.
« L’Iran a été pour l’essentiel décimé, le plus dur est fait, allez chercher votre pétrole ! ». Après le bombardement du Venezuela et le rapt de Nicolas Maduro, les menaces d’annexion du Groenland, puis la guerre contre l’Iran, Donald Trump assume : les hydrocarbures sont redevenus un but de guerre pour les Etats-Unis.
« La domination énergétique » prônée par le président américain dès son premier mandat a pris avec le second un brutal tournant interventionniste. En Iran, même si les objectifs de la coalition israélo-américaine restent flous, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de s’emparer de l'île de Kharg, épicentre de l’exportation de pétrole dans le golfe Persique.
Le virage est d’autant plus déconcertant que le « Make America Great Again » des débuts avait plutôt des accents isolationnistes. Donald Trump renoue avec l’impérialisme fossile d’un George W. Bush car…
« L’Iran a été pour l’essentiel décimé, le plus dur est fait, allez chercher votre pétrole ! ». Après le bombardement du Venezuela et le rapt de Nicolas Maduro, les menaces d’annexion du Groenland, puis la guerre contre l’Iran, Donald Trump assume : les hydrocarbures sont redevenus un but de guerre pour les Etats-Unis.
« La domination énergétique » prônée par le président américain dès son premier mandat a pris avec le second un brutal tournant interventionniste. En Iran, même si les objectifs de la coalition israélo-américaine restent flous, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de s’emparer de l’île de Kharg, épicentre de l’exportation de pétrole dans le golfe Persique.
Le virage est d’autant plus déconcertant que le « Make America Great Again » des débuts avait plutôt des accents isolationnistes. Donald Trump renoue avec l’impérialisme fossile d’un George W. Bush car il doit entre autres gérer une équation économique relativement simple : les Etats-Unis ont beau être le premier producteur mondial de pétrole et de gaz, ils sont contraints d’importer du pétrole lourd car ils n’en produisent quasiment pas sur leur sol. Or la centaine de raffineries du golfe du Mexique ne savent traiter que ce pétrole visqueux, utilisé comme carburant des navires et dans de nombreux procédés industriels.
Pour assurer un approvisionnement régulier à ces raffineries, l’administration Trump peut désormais compter sur le pétrole vénézuélien. Après des années d’embargo, les Etats-Unis ont importé plus de 80 millions de barils du Venezuela depuis la capture de Maduro.
Les guerres de Trump confortent les Etats-Unis dans leur rôle de superpuissance........
