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Cinq pistes pour répondre à la hausse des arrêts maladie de longue durée

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02.04.2026

Le gouvernement envisage un nouveau tour de vis pour réduire les dépenses liées aux arrêts maladie de longue durée. Pourtant, des mesures consistant à prendre davantage soin des travailleurs seraient bien plus adaptées.

Les dépenses liées aux arrêts maladie progressent, et cela semble angoisser particulièrement le gouvernement ces dernières années. Pas plus tard que jeudi 19 mars, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a remis le sujet sur la table. « On a une dérive très préoccupante sur le terrain budgétaire des arrêts maladie. Ça fait partie des points, si on les traite trop tard dans l'année, où on ne pourra pas avoir d'action possible, utile, efficace. » Traduction : un nouveau tour de vis est dans les cartons. Un plan massif d’économies devrait être présenté d’ici mi-avril, a confirmé le ministère de la Santé.

Concrètement, les indemnités journalières (IJ) versées au nom des arrêts maladie ont représenté 11,4 milliards d’euros pour la Caisse nationale de l'Assurance maladie en 2024 (  60 % par rapport à 2014).

Le nombre d’arrêts maladie de plus de 8 jours en forte hausse

Lecture : En 2022, les dépenses des indemnités journalières pour arrêts maladie représentent 9,8 milliards d’euros (dont 9,3 milliards pour les seuls arrêts maladie de huit jours ou plus), auxquels s’ajoutent 1,4 milliard de dépenses pour les arrêts dérogatoires.

Les arrêts dérogatoires correspondent à ceux mis en place spécifiquement dans le cadre de la crise sanitaire du Covid-19.

Mais ce coût est largement porté par les arrêts maladie de longue durée. En 2023, les interruptions de plus d’un an représentaient 3 % seulement du nombre total d’arrêts, mais...

Les dépenses liées aux arrêts maladie progressent, et cela semble angoisser particulièrement le gouvernement ces dernières années. Pas plus tard que jeudi 19 mars, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a remis le sujet sur la table. « On a une dérive très préoccupante sur le terrain budgétaire des arrêts maladie. Ça fait partie des points, si on les traite trop tard dans l’année, où on ne pourra pas avoir d’action possible, utile, efficace. » Traduction : un nouveau tour de vis est dans les tuyaux. Un plan massif d’économies devrait être présenté d’ici mi-avril, a confirmé le ministère de la Santé.

Concrètement, les indemnités journalières (IJ) versées au nom des arrêts maladie ont représenté 11,4 milliards d’euros pour la Caisse nationale de l’Assurance maladie en 2024 (  60 % par rapport à 2014).

Le nombre d’arrêts maladie de plus de 8 jours en forte hausse

Lecture : En 2022, les dépenses des indemnités journalières pour arrêts maladie représentent 9,8 milliards d’euros (dont 9,3 milliards pour les seuls arrêts maladie de huit jours ou plus), auxquels s’ajoutent 1,4 milliard de dépenses pour les arrêts dérogatoires.

Les arrêts dérogatoires correspondent à ceux mis en place spécifiquement dans le cadre de la crise sanitaire du Covid-19.

Mais ce coût est largement porté par les arrêts maladie de longue durée. En 2023, les interruptions de plus d’un an représentaient 3 % seulement du nombre total d’arrêts, mais 24 % du montant indemnisé.

Les arrêts maladie de longue durée sont moins nombreux, mais plus coûteux

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En 2023, les arrêts maladie de plus d’un an représentent 3 % du nombre d’arrêts et 24 % du montant indemnisé. 

Face à cette progression, la réponse du gouvernement a souvent été la même : le bâton. Les contrôles ont été renforcés, notamment du côté des médecins. La durée des arrêts maladie a été limitée, et le plafond des indemnités journalières a baissé pour les fonctionnaires. Or, comme le résume Serge Volkoff, statisticien et ergonome au Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET), cette stratégie prend le thermomètre à l’envers. Les arrêts maladie de longue durée n’ont rien de frauduleux : « On ne s’invente pas un cancer, une pathologie cardiorespiratoire ou une grosse dépression. »

Des causes structurelles, documentées par la littérature scientifique, expliquent l’augmentation de ces interruptions :........

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