Les chemins de fer allemands en déroute
Après des années de sous-investissement, la Deutsche Bahn traverse une profonde crise, impactant à la fois le transport de passagers et de marchandises. La nouvelle direction va-t-elle remettre la compagnie sur les rails ?
C’est un record dont la Deutsche Bahn (DB) se serait bien passée. En 2025, seulement 60,1 % de ses trains longue distance sont arrivés à l’heure – le plus mauvais résultat de son histoire1.
« Cette baisse du taux de ponctualité n’est pas un échec managérial à court terme, mais le résultat d’une stratégie politique à long terme, constate Wolfgang Schulz, professeur à l’université Zeppelin de Friedrichshafen et membre du conseil scientifique du Centre allemand de recherche sur le transport ferroviaire. L’Allemagne ne comprend pas que l’infrastructure des transports est une mission régalienne de l’Etat. Les investissements sont donc chroniquement insuffisants, surtout pour la maintenance du réseau. »
« Cette baisse du taux de ponctualité n’est pas un échec managérial à court terme, mais le résultat d’une stratégie politique à long terme, constate Wolfgang Schulz, professeur à l’université Zeppelin de Friedrichshafen et membre du conseil scientifique du Centre allemand de recherche sur le transport ferroviaire. L’Allemagne ne comprend pas que l’infrastructure des transports est une mission régalienne de l’Etat. Les investissements sont donc chroniquement insuffisants, surtout pour la maintenance du réseau. »
Suite à la réunification de 1990, les compagnies ferroviaires d’Allemagne de l’Ouest et de l’Est ont été réunies au sein d’une unique entreprise dont l’Etat est actionnaire à 100 %, selon le même modèle qu’en France. Et comme la SNCF, le groupe Deutsche Bahn gère à la fois le réseau et son exploitation. Mais la comparaison entre les deux pays s’arrête là :…
1. En France, en 2024, 83 % des TGV et Intercités sont arrivés à l’heure.
C’est un record dont la Deutsche Bahn (DB) se serait bien passée. En 2025, seulement 60,1 % de ses trains longue distance sont arrivés à l’heure – le plus mauvais résultat de son histoire1.
« Cette baisse du taux de ponctualité n’est pas un échec managérial à court terme, mais le résultat d’une stratégie politique à long terme, constate Wolfgang Schulz, professeur à l’université Zeppelin de Friedrichshafen et membre du conseil scientifique du Centre allemand de recherche sur le transport ferroviaire.........
