menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Comment les chansons d’Aya Nakamura, Jul ou Bruce Springsteen sont devenus des placements financiers

46 0
14.03.2026

Les fonds d’investissement sont de plus en plus nombreux à transformer les catalogues de musiques en actifs financiers, au taux de rendement confortable. Pour les artistes, l’intérêt dépend beaucoup de leur notoriété.

Le marché de la musique enregistrée ne cesse de croître. Selon la Fédération internationale de l’industrie phonographique, il a augmenté de 4,8 % en 2024, sa dixième année de croissance consécutive. Après avoir pris avec retard le tournant du numérique, le secteur est désormais porté par les plateformes de streaming. Spotify, leader du marché, a été pour la première fois bénéficiaire en 2024. Et l’avenir semble radieux : selon Goldman Sachs, les revenus de la musique pourraient doubler d’ici 2035, passant de 105 milliards de dollars en 2024 à 200 milliards de dollars.

Ces chiffres ne sont pas passés inaperçus chez les acteurs de la finance. Depuis une dizaine d’années, les fonds d’investissement… 

Le marché de la musique enregistrée ne cesse de croître. Selon la Fédération internationale de l’industrie phonographique, il a augmenté de 4,8 % en 2024, sa dixième année de croissance consécutive. Après avoir pris avec retard le tournant du numérique, le secteur est désormais porté par les plateformes de streaming. Spotify, leader du marché, a été pour la première fois bénéficiaire en 2024. Et l’avenir semble radieux : selon Goldman Sachs, les revenus de la musique pourraient doubler d’ici 2035, passant de 105 milliards de dollars en 2024 à 200 milliards de dollars.

Ces chiffres ne sont pas passés inaperçus chez les acteurs de la finance. Depuis une dizaine d’années, les fonds d’investissement sont de plus en plus nombreux à transformer la musique en actif financier. Certains, comme Partners Group, sont présents dans différents domaines (immobilier, crédit privé, musique), tandis que d’autres sont spécialisés dans la musique, notamment Concord, qui, outre son activité de fonds, possède aussi plusieurs labels indépendants. L’un des plus importants fonds dédiés à la musique, Hipgnosis, a été racheté en 2024 par Blackstone, leader du capital-investissement.

Des start-up, comme Bolero Music ou ANote Music, se lancent aussi sur ce terrain, en étant davantage accessibles aux plus petits porteurs. Elles créent davantage de liquidités, car elles redistribuent régulièrement les royalties1, alors qu’avec les fonds, les investisseurs n’ont pas la possibilité directe de vendre leurs participations.

« Les royalties musicales offrent quelque chose d’assez rare : la possibilité de percevoir des revenus passifs récurrents, décorrélés des marchés financiers, avec un potentiel de croissance à long terme, explique Marzio Schena, cofondateur d’ANote Music. La consommation de musique reste relativement stable quel que soit le contexte économique : les gens ne cessent pas d’écouter de la musique en période de crise. »

« Les royalties musicales offrent quelque chose........

© Alternatives Économiques