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Les principaux ingrédients d’une Aide publique au développement de qualité,...

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15.07.2026

Avant de déclarer que l’Aide publique au développement est un instrument « vieilli » de solidarité internationale, du « passé », possédant parfois des relents « néocolonialistes », il conviendrait peut-être de savoir de quelle Aide parle-t-on ? Une Aide de qualité telle que l’a définie le Comité d’Aide au Développement (CAD) de l’OCDE dès mars 2005 ou une Aide qui déroge à ses principes de base au point que même les bénéficiaires n’en voudraient pas ?

Car de quelle Aide parle-t-on vraiment : celle qui donne majoritairement satisfaction, qui n’a cessé d’améliorer ses pratiques au cours du temps, ou celle qui est brocardée par certains ou ne remplit pas sa mission ? Lorsqu’elle est délivrée selon les règles, c’est-à-dire essentiellement décaissée sur place, au bénéfice des pays pauvres (pays à faible revenu), mise en œuvre selon les choix des bénéficiaires, elle semble toujours très appréciée par les pays receveurs car ses impacts sont positifs et sont susceptibles d’être prolongés dans la durée par les pays eux-mêmes.

Pour que les potentiels bénéficiaires apprécient l’Aide publique au développement financée par les donateurs, elle doit réunir certaines caractéristiques qui sont autant de gages de qualité. Voici quels sont les principaux ingrédients – les bonnes pratiques de l’Aide - qui sont obligatoires pour que cet instrument de solidarité internationale délivre toute son efficacité,

Premièrement, cette Aide doit être programmée à l’initiative du potentiel bénéficiaire qui en fait la requête auprès des donateurs. On doit absolument éviter que cette Aide soit décidée à l’initiative du pays donateur ou fasse l’objet d’une mise en œuvre directe (le donateur intervient dans le pays récipiendaire sans l’accord formel du ou des bénéficiaires). L’Aide qui finance un projet de développement doit être dès le départ le projet du bénéficiaire dont il fait la requête auprès du donateur qui accepte ou non de financer. Le donateur apporte la totalité ou une partie des ressources nécessaires (financement assistance technique si besoin). Depuis 2005 et la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’Aide, c’est majoritairement le cas pour des donneurs du Comité d’Aide au Développement de l’OCDE.

Deuxièmement, cette Aide doit se décaisser sur........

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