Comment Oliver Kapanen brise la calculatrice
Oliver Kapanen pourrait réaliser un exploit qui appartient à une autre époque : marquer 25 buts en tant que recrue du Canadien. Pourtant, à Montréal, ça ne se bouscule pas pour acheter son chandail. En fait, vous ne pouvez même pas acheter un tee-shirt à son effigie sur le site de Tricolore Sports.
Vingt-cinq buts comme recrue, réalisez-vous à quel point c’est rare? Moi-même, je croyais que c’était arrivé bien plus souvent.
Dans toute l’histoire du CH, six joueurs l’ont fait : Joe Malone, Kjell Dahlin, Boom Boom Geoffrion, Guy Lafleur, Mats Naslund et Michael Ryder.
Le plus récent exemple, c’est Ryder, en 2004. Quand il y est parvenu, Facebook n’avait pas encore été lancé et ma mère me suppliait de couper l’internet pour recevoir un appel.
Alors pourquoi ne respecte-t-on pas Oliver Kapanen?
Tout ce qu'on retient en ce moment, c'est qu'il traverse un (rare) passage à vide. Il affiche quand même un rythme de 25 buts, sans jouer sur la première vague d'avantage numérique. Si ce n'est pas lui le joueur le plus sous-estimé du club, je ne sais pas qui l'est.
Quand le CH a placé Kapanen au centre du deuxième trio pour amorcer le camp d’entraînement à Brossard, on a vu beaucoup de sourcils se lever.
Lors des premiers matchs préparatoires, d’ailleurs, les partisans lui préféraient généralement Owen Beck.
Encore aujourd’hui, 16 buts et 27 points plus tard, son statut de deuxième centre est contesté. Même si le DG Kent Hughes a dit y croire sans l’ombre d’un doute.
Ses détracteurs aiment rappeler qu’il........
