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SVP, gardez un oeil sur Nick Suzuki!

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27.02.2026

Si ça continue comme ça, Nick Suzuki va développer un syndrome post-traumatique des prolongations à trois contre trois.

Pour la deuxième fois en cinq jours, le capitaine du Canadien, également membre de l’équipe canadienne, a vu la victoire échapper à son équipe en prolongation.

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Cette fois, ce sont les Islanders, par l’entremise de Jean-Gabriel Pageau, qui ont joué le rôle de bourreaux. Évidemment, ce revers de 3 à 2, subi en saison régulière, fait beaucoup moins mal que celui encaissé lors de la finale olympique. Sauf que dans une course aux séries éliminatoires aussi serrée que celle qui s’annonce dans l’Association de l’Est, échapper un point boni et l’offrir à un adversaire pratiquement direct est à proscrire.

Surtout considérant que le Tricolore a laissé filer deux avances. Mais bon. On ne revient pas de 22 jours de congé sans qu’on s’en ressente un peu.

D’ailleurs, le match a donné lieu à plusieurs séquences brouillonnes des deux côtés. Exécution déficiente, rondelles difficilement maîtrisées, passes imprécises. Ce n’était pas toujours très joli.

La séquence menant au but gagnant l’a parfaitement illustrée. Philip Danault a gagné la mise en jeu en zone offensive sans que Noah Dobson réussisse à maîtriser la rondelle. Simon Holmstrom en a profité pour repérer Pageau qui a filé seul devant Samuel Montembeault.

Patrick Roy a levé les bras au ciel et les partisans du Canadien s’en sont retournés à la maison bredouille.

Dommage, car eux, ils étaient loin d’être rouillés. Comme c’est devenu la norme depuis quelque temps, on a eu droit à une longue vague à mi-chemin de la troisième période.

Une vague qui a même emporté Emil Heineman, présenté au tableau indicateur deux fois plutôt qu’une. Chaque fois, dans la plus totale indifférence.

Pauvre gars. Frappé par une voiture en traversant la rue et noyé par une vague dans une même vie. Faut pas être chanceux.

On a même entendu quelques tentatives d’amorce du Na Na Hey Hey Goodbye ! Une ritournelle qui n’a probablement pas résonné à Montréal depuis le début de ce siècle. Une chance que ce fut tué dans l’oeuf. Sans quoi on aurait eu l’air cave.

Pendant tout le match, les joueurs du Canadien ont tenté de neutraliser Matthew Schaefer en lui coupant le plus possible son temps de réaction et en restreignant son espace. Jake Evans est même allé jusqu’à lui servir un coup de coude derrière la tête, en passant derrière lui en zone neutre.

Le jeune défenseur, habité de la fougue de ses 18 ans, mais du flegme d’un vétéran, ne s’est pas laissé intimider. Le tout premier choix du dernier repêchage a mis 55 secondes à transformer un déficit de deux buts en une égalité de 2 à 2.

Sur le deuxième but, on a compris pourquoi il sera le prétendant le plus sérieux au titre de recrue de l’année. Schaefer s’est d’abord emparé de la rondelle en zone neutre. En prenant son erre d’aller, il a contourné le filet du Canadien avant de remonter vers la ligne bleue.

Un pivot et une feinte de tir plus tard, il retrouvait l’espace nécessaire pour décocher un tir des poignets que Montembeault n’a jamais eu l’occasion de voir partir.

Avec 18 buts à son dossier, il n’est plus qu’à un but d’égaler le record de Phil Housley pour le nombre de buts inscrits par un défenseur de 18 ans.

Le doublé de la recrue est venu porter ombrage à celui de Noah Dobson. Ironie du sort, Dobson est celui que Schaefer a remplacé dans le poste de quart des Islanders.

Cela dit, l’arrière de 26 ans a démontré l’étendue de son arsenal en déjouant Ilya Sorokin autant à l’aide d’un tir des poignets que d’un lancer frappé.

Se faisant, il a porté à six sa séquence de matchs avec au moins un point. Une période au cours de laquelle il en a récolté huit (trois buts et cinq passes).


© TVA Sports