Jon Cooper : Être fan de quelqu’un qu’on déteste
C’est comme quand j’avais 11 ans et que je prenais une marguerite en me cachant dans la forêt en pensant à une petite fille de ma classe dont j’étais amoureux. J’arrachais chaque pétale : « Elle m’aime, un peu, à la folie, pas du tout, elle me déteste, elle trouve que je pue ».
C’est un peu la même chose, mais, à l’inverse, concernant Jon Cooper. Je le déteste, puis je le trouve trop fort, je le hais, je trouve que c’est un génie et je trouve que c’est un fendant.
Avez-vous visionné l’extrait vidéo dans lequel il s’adresse à la foule à Montréal en lançant : « Une autre ! », sous-entendant qu’il n’en restait plus qu’une avant que son équipe n’élimine le Canadien ?
Ça prend du front tout le tour de la tête. Tu parles d’un baveux.
Et après, il arrive en conférence de presse. J’étais là. Il est drôle, gentil, il blague avec tout le monde. Il affiche un grand respect envers le Canadien et Martin St-Louis. Il vante la foule incroyable de Montréal.
C’est tellement intéressant la façon qu’il analyse pourquoi le jeu était aussi ouvert vendredi et pourquoi il y avait autant d’erreurs qui ont mené à autant de chances de marquer.
« Au fond, ce sont juste des enfants qui jouent à un jeu. Oui ce sont des enfants très très très talentueux. Montréal c’est une jeune équipe. Mais on a aussi des joueurs dans le début vingtaine. Mettez-vous à leur place. Imaginez-vous sur la glace. C’était électrique et impressionnant avec la foule et l’enjeu. C’est difficile de........
