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Les « peaux à moustiques » : mythe ou réalité ?

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24.07.2026

L’ESSENTIEL   Les moustiques utilisent un arsenal complexe et sophistiqué pour nous détecter ;   Nous ne sommes pas tous égaux face à la détection par les moustiques, qui par ailleurs nous trouvent plus ou moins attractifs selon nos activités ;   Les réactions aux piqûres varient d’une personne à l’autre, ce qui peut renforcer l’impression d’attirer davantage les moustiques.   

Avec l’été, ils sont de retour, piqueurs insatiables, furtifs comme une brise d’été, virtuoses de l’esquive… Vous avez évidemment reconnu nos minuscules adversaires ailés, les agaçants moustiques, qui peuvent transformer nos vacances en festival de démangeaisons et nos nuits en véritable calvaire !

Que ce soit lors d’un apéritif en terrasse, d’un pique-nique en pleine nature ou d’un repas familial à l’ombre d’une treille, nous avons tous déjà entendu des collègues, des amis ou des proches être convaincus d’attirer systématiquement les moustiques, et de se faire dévorer, tandis que les autres convives ne remarqueraient qu’à peine la présence de ces piquants acrobates ailés.

Alors, les peaux à moustique : impression trompeuse ou réalité scientifique ?

Une idée fausse : le sang « sucré », un aimant à moustique

Selon une croyance populaire, la principale explication à des piqûres à répétition serait à chercher du côté de la composition sanguine : les personnes ayant « du sang sucré » seraient plus sujettes à attirer les moustiques que les autres. Mais aussi répandue soit-elle, cette explication ne repose sur aucune connaissance scientifique.

En effet, les moustiques n’ont aucun moyen de connaître la composition de notre sang, puisqu’ils ne le « goûtent » pas avant de nous piquer. Sa teneur en sucre n’entre donc absolument pas en ligne de compte !

De même, on entend parfois dire que manger de l’ail, de la banane ou de la vitamine B éloignerait les moustiques. Autant de croyances qui relèvent plutôt du folklore que de la science, puisqu’aucune étude sérieuse n’a pour l’heure confirmé ces effets.

Disons le tout net : les moustiques ne sont effectivement pas attirés de la même façon par tous les épidermes. Nous ne sommes donc pas tous égaux devant le risque d’être piqué par des moustiques. Mais les raisons qui expliquent ces différences sont bien plus complexes et fascinantes qu’une simple question de composition sanguine.

Pour les comprendre, il faut s’intéresser à la façon –........

© The Conversation