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La « vibecoding fatigue » : épuisés par l’IA, les développeurs informatiques inventent leurs propres parades

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28.07.2026

Ce qu’il faut retenir :

Les développeurs les plus en pointe avec l’intelligence artificielle générative décrivent une fatigue d’un genre nouveau, la vibecoding fatigue ou l’AI brain fry.

Les développeurs les plus en pointe avec l’intelligence artificielle générative décrivent une fatigue d’un genre nouveau, la vibecoding fatigue ou l’AI brain fry.

Des parades sont inventées pour ne pas se laisser soumettre par l’IA.

Des parades sont inventées pour ne pas se laisser soumettre par l’IA.

Cette fatigue pourrait gagner tous les métiers du langage, des journalistes aux juristes en passant par les traducteurs.

Cette fatigue pourrait gagner tous les métiers du langage, des journalistes aux juristes en passant par les traducteurs.

Sur un forum de développeurs, un ingénieur raconte sa fatigue après deux mois à coder sept heures par jour, quasiment sans week-ends. Il décrit une lassitude d’un genre particulier, née de ces outils qui produisent beaucoup, très vite, et qu’il faut valider sans relâche. Il en donne une image frappante :

« C’est comme mettre ta bougie de productivité sur un lance-flammes ; tu vas plus vite, mais tu brûles beaucoup plus d’énergie. »

« C’est comme mettre ta bougie de productivité sur un lance-flammes ; tu vas plus vite, mais tu brûles beaucoup plus d’énergie. »

Cette tendance, c’est la vibecoding fatigue, une lassitude de valider sans arrêt le travail d’une machine qui ne s’arrête jamais. Le mot est né sous la plume d’un ingénieur passé chez Google, Jorge Raad, qui décrit dès août 2025 le malaise né d’une délégation cognitive excessive aux outils d’IA. Les fils de discussion de praticiens s’en emparent dans les mois qui suivent, bien avant la première étude savante, publiée en mars 2026, sur laquelle je reviendrai.

Ce que disent les forums rejoint les enquêtes. Dès 2024, l’Upwork Research Institute interroge 2 500 professionnels ; 77 % de ceux qui utilisent l’IA jugent qu’elle a alourdi leur charge. Un an plus tard, la même équipe va plus........

© The Conversation