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Mais à quoi sert encore le Livret A ?

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09.04.2026

C’est un paradoxe : le taux de rémunération du Livret A est régulièrement l’objet de critiques pour sa faiblesse relative. Simultanément, il reste le placement préféré des Français, détenu par 8 sur 10 d’entre eux. Peut-être parce que ce n’est pas qu’une question de rendement financier. Et que ce livret plus que bicentenaire remplit des fonctions essentielles dans l’économie, avec un encours total de… 450 milliards d’euros.

Le Livret A est né le 22 mai 1818, à Paris, avec la création de la première Caisse d’épargne. Depuis, il est le produit d’épargne préféré des Français, puisqu’ils sont près de 57 millions (83 % de la population) à en posséder un aujourd’hui. Au début de 2026, l’encours total frôlait 450 milliards d’euros.

Une popularité sans égal

La popularité du Livret A s’explique par sa simplicité d’ouverture, sa parfaite liquidité, son absence de fiscalité et de risque.

Chaque Français, quel que soit son âge, peut ouvrir un Livret A (et un seul !) dans la banque de son choix avec un capital initial de 10 euros (1,50 euros à la Banque postale), soit le montant du solde minimum. Le plafond est fixé à 22 950 euros. Le Livret A a un quasi « jumeau », le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) qui obéit aux mêmes règles, mais avec un plafond maximal de 12 000 euros. Le livret A est également accessible à certaines personnes morales (associations, syndicats de copropriétaires et organismes HLM), mais non aux entreprises.

Read more: Épargne : les Français toujours accro au livret A malgré des envies de risque et de rendement

Les fonds sont disponibles sans préavis à la différence d’autres supports d’épargne, tels que l’assurance vie, c’est dire que c’est un placement très liquide. Le retrait minimal est de 10 euros (1,50 euros à la Banque postale). Il est possible de retirer des espèces directement au guichet ou à un distributeur automatique de billets.

Pas d’impôt et peu........

© The Conversation