Ces hommes pionniers du féminisme, de Condorcet à Léon Blum
Face aux violences sexistes et sexuelles, de plus en plus d’hommes disent publiquement leur soutien à la « cause des femmes ».
Face aux violences sexistes et sexuelles, de plus en plus d’hommes disent publiquement leur soutien à la « cause des femmes ».
Cet appui n’est pas nouveau. Depuis que des femmes luttent pour leurs droits, des hommes se tiennent à leurs côtés.
Cet appui n’est pas nouveau. Depuis que des femmes luttent pour leurs droits, des hommes se tiennent à leurs côtés.
Des cadres aux adeptes actifs, ce féminisme masculin est varié, mais a aussi été traversé d’ambiguïtés.
Des cadres aux adeptes actifs, ce féminisme masculin est varié, mais a aussi été traversé d’ambiguïtés.
De tribunes en lettres ouvertes, jusqu’à l’intervention remarquée de l’astronaute Thomas Pesquet dans l’émission La Grande Librairie en mai 2026, les hommes que l’on peut qualifier de féministes sont de plus en plus nombreux.
Aujourd’hui, la plupart de ces appels masculins concernent la sécurité physique des femmes et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Certains réclament même la fin du patriarcat, c’est-à-dire d’une organisation sociale fondée sur la domination des hommes et leur offrant, au détriment des femmes, des privilèges de naissance, sans même qu’ils aient besoin de les conquérir.
Ces hommes ne sont pas les premiers à soutenir la cause des femmes. Bien avant eux, il y eut des pionniers, dont il est important de rappeler l’existence, même si l’on ne peut pas, bien entendu, calquer notre définition actuelle du féminisme sur la situation sociale et culturelle du XIXᵉ siècle et de la première moitié du XXᵉ siècle.
Il y a alors mille façons d’être féministe, et mille teintes de féminisme. On peut, par exemple, défendre l’accession des femmes à certaines professions, sans vouloir leur accorder les droits politiques ou bien leur accorder ces droits en étant nataliste et anti-avortement (une position encore largement consensuelle sous la IIIᵉ> République). Le féminisme peut aussi passer par une meilleure valorisation du rôle domestique des femmes… Autant de positions assumées par des féministes des deux genres.
Acceptons donc ici une définition large, comme volonté de progrès pour les femmes et d’un rôle social mieux valorisé, et voyons comment des hommes, philosophes à la pensée structurante, compagnons de route ou « adeptes actifs », se sont inscrits précocement dans cette grande histoire des féminismes.
De Condorcet à Fourier, des figures........
