menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

La formation des travailleurs indépendants en free‑lance, angle mort des ressources humaines

23 0
01.07.2026

Si les travailleurs indépendants sont de plus en plus nombreux en France, les entreprises qui font appel à eux ont souvent tendance à se désintéresser de leur formation. Les free-lances seraient-ils les seuls responsables du développement de leurs compétences ? La recherche sur le management et les ressources humaines démontre les limites de cette approche.

La France compte plus de 4,8 millions de travailleurs indépendants. Qu’ils soient micro-entrepreneurs, gig workers ou en portage salarial, les travailleurs indépendants ne se ressemblent pas. Malgré des formes d’activité parfois similaires, ils ne relèvent pas tous du même statut juridique ni du même niveau d’autonomie.

Pourtant, une idée reçue persiste à leur sujet : ils seraient les seuls responsables du développement de leurs compétences. Mais il y a un vrai décalage entre ce qu’ils attendent et ce qui leur est proposé. Alors, qui doit investir dans leur formation ? Eux-mêmes, ou aussi les entreprises qui profitent de leur travail ? Quelles sont les attentes des travailleurs indépendants et comment les organisations peuvent-elles mieux les accompagner ?

Les travailleurs indépendants en quête de formation

Chaque année, à peine 40 % des travailleurs indépendants suivent une formation, selon l’Insee. Soit neuf points de moins que les salariés du privé. Cet écart limité confirme que les free-lances cherchent activement à se former, souvent de manière non formelle.

En parallèle, selon une étude de 2022 menée par le BCG et Malt (une plateforme spécialisée dans la mise en relation des entreprises avec les free-lances), seulement 3 % des travailleurs indépendants français souhaitent devenir salariés, et 22 % l’envisagent peut-être. Et ce, même si 91 % ont déjà été salariés dans le passé. Une partie d’entre eux a donc des attentes........

© The Conversation