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La gen Z refuserait de se faire exploiter au travail? En réalité, c'est un peu plus complexe

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24.07.2026

La gen Z refuserait de se faire exploiter au travail? En réalité, c'est un peu plus complexe

La génération Z est devenue le synonyme d'une jeunesse qui aurait réinventé son rapport au travail, en disant non au management toxique et aux carrières sacrifiées. Une étiquette flatteuse, mais qui oublie les membres moins fortunés de cette classe d'âge, obligés d'enchaîner les boulots alimentaires, faute de mieux.

Temps de lecture: 5 minutes

24 juillet 2026 à 6h55 – Édité par Émile Vaizand

Sur les réseaux sociaux, les plateaux de télévision ou encore au sein des entreprises, tout le monde parle de cette fameuse gen Z, la génération née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010. Dans le monde du travail, elle s'impose avec le récit d'une jeunesse affranchie de toute contrainte. Non aux manageurs toxiques. Non aux cadences insoutenables. Un problème avec la RH? Démission. Mal payé? Démission. Cette image flatteuse masque en réalité des inégalités sociales marquées entre jeunes: selon les derniers chiffres de l'Insee, 21,1% des 15-24 ans actifs étaient au chômage au premier trimestre 2026. Une hausse de deux points sur un an et un niveau plus de deux fois supérieur à celui de l'ensemble de la population active. Dans ce contexte, les trajectoires sont loin d'être uniformes.

«J'ai dû accepter des missions qui ne me plaisaient pas pour avoir de l'argent», témoigne Ilyes*, un jeune homme de 18 ans issu d'un milieu modeste, sans autre diplôme que le baccalauréat et dont le parcours fait partie de ceux pour qui le choix reste limité. Depuis quelque temps, il enchaîne les boulots alimentaires: charpentier, livreur, préparateur de commandes en 3x8. «Je n'ai pas le choix, c'est une question de survie», poursuit Ilyes. Des emplois précaires dont les conditions lui sont «horribles», selon ses mots. «Des fois, je n'étais pas d'accord avec mon manageur, mais je ne disais rien parce que sinon j'étais viré.» Dans ces conditions, dire non devient difficile, voire impossible. Le discours de la génération Z émancipée des contraintes du monde du travail semble bien éloigné de sa réalité.

«Ce n'est pas une affaire d'âge, mais de ressources»

L'idée de s'imposer dans le monde professionnel et de changer son rapport au travail ne relève, pour certains jeunes, «pas d'une affaire........

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