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«L’esprit critique» littérature: écritures du vivant et autobiographie

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01.03.2026

L’esprit critique — Entretien

« L’esprit critique » littérature : écritures du vivant et autobiographie

Le podcast culturel de Mediapart discute du nouveau roman de Pauline Peyrade, « Les Habitantes » ; de la première incursion de la poète Julia Lepère dans le genre romanesque avec « La Mer et son double » et du récit autobiographique de l’Indienne Arundhati Roy « Mon refuge et mon orage ».

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TroisTrois écrivaines proposant trois récits où les personnages féminins occupent les rôles principaux. Un premier en forme de paysage habité par des êtres et des sensations. Un deuxième qui tire deux fils parallèles, d’une ville inquiétante à un cargo perdu dans les glaces. Et un dernier qui parcourt six décennies de la vie d’une activiste et romancière voyant son pays, l’Inde, sombrer dans la brutalité raciste et fasciste.

On évoque aujourd’hui dans « L’esprit critique » le second roman de Pauline Peyrade, Les Habitantes, publié aux éditions de Minuit ; la première incursion de la poète Julia Lepère dans le genre romanesque avec un ouvrage intitulé La Mer et son double aux éditions du Sous-Sol ; et enfin le récit autobiographique que propose l’Indienne Arundhati Roy sous le titre Mon Refuge et mon orage, publié chez Gallimard.

Après L’Âge de détruire, couronné du prix Goncourt du premier roman en 2023, l’écrivaine et dramaturge Pauline Peyrade signe un deuxième texte romanesque. Il s’intitule Les Habitantes et est, comme le précédent, publié aux éditions de Minuit.

À l’orée d’un hameau et d’une forêt, Emily, la trentaine, vit avec sa chienne Loyse dans une maison qui fut celle de sa grand-mère, Moune, au rythme d’une vie qui oscille entre observation de la nature lors de promenades, travail dans la ferme tenue par Aude et baignades dans l’étang voisin. 

Un rythme déréglé, sinon tout à fait perturbé, par l’apparition de missives de plus en plus comminatoires du père d’Emily, annonçant la mise en vente prochaine de la maison et utilisant un vocabulaire de plus en plus notarial et juridique, qui tranche avec la langue attentive aux détails de la nature et de ses peuples du roman.

En effet, ainsi que nous prévient d’emblée la quatrième de couverture de l’ouvrage : « Dans Les Habitantes, chiennes, hirondelles, abeilles, héron, peuplier tremble, champs de chanvres, qu’ils agissent ou non sur les événements de l’histoire, occupent le même plan que les personnages et participent à leur quête. »

Et effectivement, ce livre sans dénouement, forgé sur des descriptions minutieuses, veut aller contre le rétrécissement du monde produit par la domestication........

© Mediapart