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Journalistes emprisonnés en Érythrée : "Nous appelons les rédactions françaises à agir"

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16.09.2026

Le 18 septembre 2001, au soir, la police érythréenne arrête dix journalistes en une seule nuit, conduits au poste de police n° 1 d'Asmara, la capitale. Parmi eux, l'écrivain suédo-érythréen Dawit Isaak. Ce n'est que le début. Dans les semaines suivantes, quatre autres journalistes, travaillant cette fois pour des médias publics – télévision et radio d'État –, sont arrêtés à leur tour. Reporters sans frontières (RSF) documentera, un an plus tard, le cas de quatre journalistes supplémentaires, disparus depuis 1999 et 2000. Au total : dix-huit journalistes engloutis en l'espace de trois ans, par vagues successives, jusqu'à ce que la presse indépendante érythréenne n'existe plus.

Vingt-cinq ans après, aucun de ces dix-huit journalistes n'a été inculpé. Aucun n'a été jugé. Aucun n'a revu sa famille. Selon RSF, au moins trois d'entre eux seraient morts en détention. Aucune autorité érythréenne ne l'a jamais confirmé. Aucune ne l'a jamais démenti.

Négation de la liberté

Il s’agit ici de la négation pure et simple du droit fondamental à la liberté d'expression. Dawit Isaak et........

© Marianne